.
Ho’oponopono tire son origine d’un rituel ancestral utilisé à Hawaï il y a très longtemps. Provenant de  la tradition orale, personne ne peut en dater précisément l’origine. A cette époque, Ho’oponopono permettait de résoudre les problèmes communautaires au sein des villages. Il s’agissait donc d’un procédé de réconciliation. Il consistait à réunir tous les habitants du lieu afin qu’ils partagent ensemble leurs problèmes et leurs conflits. Une fois cela réalisé, chacun demandait pardon pour les pensées inadaptées, voire erronées, qu’il avait émises et qui étaient les sources des problèmes. Il faut se souvenir qu’à cette époque reculée, les pensées animistes étaient admises par tous. Ho’oponopono s’inscrivait donc très probablement dans cette démarche du respect des « esprits » et des pensées émises par les humains pouvant venir les troubler, voire pouvant appeler (ou créer) de nouvelles entités perturbatrices…

Fotolia_66481381_Subscription_XXL     Au XXe siècle, une chamane hawaïenne, Morrnah Nalamaku Simeona, reprit ce rituel. Elle se surnommait « Kahuna Lapa’au », que l’on peut traduire par guérisseuse, gardienne du secret (Kahuna signifie « gardien du secret » et Lapa’au « spécialiste guérisseur »).  Elle expliquait que notre identité est composée de 4 éléments :

  • · Unihipili ou Subconscient, qui stocke l’énergie (mana), les mémoires des expériences passées et les émotions.
  • · Uhane ou conscient  qui correspond à notre raison et à notre intelligence. Il permet les prises de décisions.
  • · Aumakua ou Moi supérieur (âme) qui se situe dans une autre dimension tout en demeurant en contact avec Unihipili et Uhane par l’intermédiaire d’une énergie invisible (aka).
  • · Etincelle ou intelligence Divine où se crée l’identité de soi et les inspirations.

Fotolia_64819893_Subscription_XXL     L’idéal est que ses quatre parties demeurent en équilibre. Le but de Ho’ponopono est de retrouver cet équilibre, afin de se reconnecter avec notre étincelle Divine (ou Divinité intérieure) et de retrouver la paix intérieure. Pour Morrnah Nalamaku Simeona « la paix commence avec soi ». Elle ajoutait « Nous sommes ici seulement pour apporter la paix dans notre vie, et si nous apportons la paix dans notre vie, tout autour de nous retrouve sa place, son rythme et la paix ». Ainsi, les êtres humains sont alourdis par leur passé. Lorsqu’ils ressentent le stress ou la peur, ils devraient regarder à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils constateraient alors que la cause de leur malaise provient d’une de leur mémoire…

     La grande différence de Ho’oponopono avec le rituel ancestral est qu’il se pratique seul, sans l’aide de personne. Ce fut principalement le Dr Ihaleakala Hew Len, élève de  Morrnah Nalamaku Simeona, qui le fit surtout connaître.

     En effet, alors que le Dr Len travaillait à l’Hôpital d’état d’Hawaï, il ne pouvait se rendre dans une salle où se trouvaient réunis des malades mentaux criminels qui étaient particulièrement dangereux. Il se contentait donc de demeurer dans son bureau avec leurs dossiers qu’il étudiait quotidiennement. Peu à peu, ces malades commençaient à aller mieux, leur état mental s’améliorait. Ils devenaient moins agressifs et leurs traitements pouvaient être allégés. Certains guérissaient et d’autres étaient même relâchés… Lorsque ses collèges demandèrent au Dr Len ce qu’il faisait pour obtenir de tels résultats, il répondait : « Tout simplement, je guéris la partie en moi qui les a créés ».

     Car Ho’ponopono enseigne que nous sommes créateurs à 100% de notre vie. Il n’y a aucun élément de notre existence qui échappe à cette règle. Ainsi tout – simplement parce que c’est dans notre vie – est le fruit de notre création… ou plus exactement, est le résultat de nos pensées : nos pensées erronées sont source d’ennuis et de désagréments, alors que nos pensées parfaites apportent amour et équilibre. En poussant ce raisonnement plus loin, certains ont affirmé que l’extérieur n’existait pas et qu’en fait il n’y aurait que nous et nos pensées.  C’est en effet un point de vue. Personnellement, je pense que nous ne vivons pas dans un seul univers peuplé de sept milliards d’individus, mais plutôt dans sept milliards d’univers réunis par une conscience commune…

Fotolia_56042090_Subscription_XXL-2    Mais revenons au procédé de Ho’ponopono. Comment se pratique-t-il ? Cela va se passer en plusieurs temps. Tout d’abord face à une situation désagréable, je commence par me rappeler que j’en suis le créateur à 100% et que les autres n’y sont pour rien. Je n’en suis pas la victime, mais l’instigateur à cause d’une de mes pensées qui est erronée et qu’il me faut – que je demande à – effacer. Ensuite, je dis : « Désolé, pardon, merci, je t’aime » :

  • « Désolé » d’être le créateur de cet événement.
  • J’en demande « pardon ».
  • « Merci » à la vie de m’avoir montré cette mémoire erronée que j’avais en moi et dont je n’avais pas conscience.
  • « Je t’aime ». J’aime la vie, mais surtout j’envoie de l’amour à cette mémoire erronée et je demande qu’elle soit effacée… On pourrait tout aussi bien dire : « je m’aime »… Car Ho’oponopono utilise l’énergie de l’amour pour obtenir la guérison.

     Ce qui est impressionnant lorsque l’on commence à utiliser Ho’ponopono dans sa vie courante, est que les résultats sont quasi-immédiats… ou du moins très rapides à survenir.

    En supprimant peu à peu nos mémoires erronées, Ho’oponopono constitue en réalité un excellent outil d’évolution personnelle que chacun peut réaliser seul sans l’aide d’un thérapeute ou d’un médecin.

     Cette technique de réconciliation ancestrale rejoint sous nombre d’aspects les découvertes de la physique quantique moderne qui démontrent combien notre pensée peut agir sur la matière et par là sur notre environnement et notre vie. Mais aussi certains physiciens vont même jusqu’à affirmer que l’univers ne se créerait que sous notre regard… Ce serait notre regard, c’est-à-dire notre pensée qui engendrerait à chaque instant l’univers dans lequel nous vivons… Or, c’est exactement ce que nous enseigne le magnifique processus ancestral Ho’oponopono.

Abstract lights

Dr Luc Bodin

Co-auteur de « Ho’oponopono, le secret des guérisseurs hawaïens » et « Du grand livre Ho’oponopono » aux éditions Jouvence.