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Nous disposerions tous du même nombre de neurones à notre naissance. Mais comme le dit le langage populaire : « il ne suffit pas d’avoir un cerveau, encore faut-il savoir s’en servir ! ».

     Ceci est encore plus vrai que l’on peut le penser de prime abord. En effet, l’étude histologique du cerveau des nouveaux-nés, montre l’existence de nombreux neurones, mais sans guère d’axones et de synapses entre eux. (les axones sont comme des fils électriques reliant les neurones, et permettant le passage des messages). Cette même étude renouvelée chez des enfants plus grands, met en évidence que les axones et les synapses se sont développés et multipliés.

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    Un même neurone peut avoir de nombreux axones, et donc communiquer avec de nombreux neurones. Ainsi, plus un cerveau possède de axones plus il est rapide et performant. Le développement de ces axones dépend des sollicitations du milieux : un enfant qu’on laisse dormir seul dans un coin de sa chambre développera moins de axones qu’un enfant dont les parents lui feront découvrir le monde et le solliciteront par des exercices de plus en plus évolués.

     De plus, tous les cerveaux ne développent pas les mêmes axones. Cela va dépendre des sollicitations du milieu. Ainsi un enfant à qui les parents feront écouter sans cesse de la musique aura tendance à développer son « oreille musicale », c’est-à-dire à multiplier les axones des neurones de la région du cerveau correspondant à l’audition (l’ère temporale). Par contre, un enfant dont les parents sont bilingues développera la zone adéquate de son cerveau. C’est pourquoi, nous utilisons tous : la totalité de notre cerveau pour effectuer nos actes quotidiens : écouter, parler, agir, marcher, regarder, etc. Mais au cours de nos vies nous développons davantage telle ou telle région de notre cerveau selon notre travail et nos hobbys. Un informaticien, un musicien, un cuisinier n’utiliseront pas les mêmes ères du cerveau pour exercer leur art. A l’inverse, un simple amateur de musique, un musicien professionnel et un génie comme Mozart utiliseront la même ère, mais d’une manière bien plus élaborée chez le génie que chez le simple amateur, évidemment.

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    Voyez aussi les « calculateurs prodiges » qui sont capables de faire des calculs mentaux fabuleux à une vitesse prodigieuse (comme 91 à la puissance 10) ou d’autres qui ont une mémoire incroyable (comme se rappeler exactement toutes les cartes qui sont sorties pendant toute une soirée) et encore bien d’autres êtres exceptionnels.

    Imaginez donc, si nous nous étions capables de nous servir de toutes les capacités de notre cerveau nous serions tout cela à la fois et bien plus encore que nous envisageons à peine comme la télépathie, l’action sur la matière, la lévitation…

    Mais nous n’utilisons pas tout notre cerveau. Certains disent que nous utilisons à peine 5% des capacités de notre cerveau.Ceci est partiellement vrai. Nous n’utilsons en effet que 5% de notre cerveau de manière courante. Mais nous n’utilisons pas toujours les mêmes 5% selon notre activité.

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   De plus, nous n’utilisons pas chaque partie de notre cerveau au maximum de ses capacités. Loin s’en faut ! Il y a autant de différence entre ce que nous utilisons et ce que nous pourrions utiliser, qu’entre un simple amateur et Mozart !  Cependant, nous pouvons noter que même si Mozart avait probablement développé au maximum son ère auditive, il n’en avait pas fait de même avec les autres parties de son cerveau…

    Cette capacité de développer telle ou telle partie de notre cerveau est nous appelée la plasticité du cerveau. C’est ce qui arrive quand nous apprenons à pratiquer un nouveau sport, un nouveau hobby ou une nouvelle formation professionnelle. La partie du cerveau correspondant à la nouvelle activité va se déveloper et de nouveaux synapses vont se former. C’est la nuit que notre cerevau crée de nouvelles communications et éliminent celles qui ne sont plus usitées. Cette spasticité explique que nous et notre cerveau, sommes différents de notre voisin et que nous sommes unique. Or, cette plasticité peut se développer à tout âge. Même les personnes très âgées ont encore des synapses qui se développent selon leurs activités.

La spasticité neuronale contredit un dogme qui affirmait « qu’on se construit face à l’opposition ». ceci est donc faux. La plastie tend à montrer que c’est ce que l’on désire qui nous construit et non ce qui s’oppose à nous. Tout comme l’être humain s’est développé sur la coopération et non la loi du plus fort !

Luc Bodin