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  Comme les médecines indienne et chinoise avec qui elle entretenait des relations régulières, la médecine grecque reconnaissait différentes causes aux maladies : désordres dans sa vie (alimentation, boisson, activité…), pensées inadaptées (négatives, perverses…) et possession par une entité ou par un esprit défunt…

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Hippocrate
(460-370 av. J.-C.), généralement présenté comme le père de la médecine occidentale actuelle.

 Contrairement à ce qui est souvent avancé, Hippocrate reconnaissait parfaitement les différentes causes des maladies décrites par ses prédécesseurs. Il ne les abolit pas, mais il en ajouta d’autres.

     Sur son inspiration, la médecine grecque développa des diagnostics basés sur la « théorie des humeurs » qui expliquait les maladies par un déséquilibre entre les quatre humeurs de l’organisme : la lymphe (ou phlegme), le sang, la bile jaune produite par le foie et la bile noire produite par la rate. Le traitement consistait à rétablir l’équilibre de celles-ci par des plantes, des purges et autres remèdes.

     Hippocrate y a ajouté aussi ce qui serait qualifié aujourd’hui de géobiologie, en écrivant le « Traité des airs, des eaux et des lieux ».

       Il est dommage que cette médecine ait disparu à la suite des guerres et des invasions successives. Certains textes ont cependant été traduits en arabe. Mais de nombreuses erreurs de traduction en rendent l’étude difficile.

Dr Luc Bodin