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Le scanner cérébral est un examen radiologique appelé également « tomodensitométrie » ou TDM. Il permet une étude fine du cerveau en réalisant des coupes successives. Il s’agit d’un examen extrêmement précieux qui est indiqué en cas de maux de tête, de troubles neurologiques, d’épilepsie, de suspicion de tumeur ou de problème vasculaire au niveau du cerveau…

Cet examen est totalement indolore. Il utilise des rayons X. Il est donc contre-indiqué aux femmes enceintes. Dans la plupart des cas, une injection intraveineuse de produit radio-opaque (produit de contraste) à base d’iode, est réalisée avant l’examen afin de mieux visualiser les différentes structures cérébrales et surtout les vaisseaux sanguins. À cause de cette injection, il est demandé d’être à jeun depuis au moins 4 ou 5 heures. Cependant, il est toutefois possible de réaliser un scanner sans injection d’iode pour les personnes allergiques dans certains cas.

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Réalisée en service de radiologie, la préparation de la personne ne demande que quelques minutes ainsi que l’examen proprement dit. Le manipulateur demandera si la personne possède sur elle des objets métalliques : prothèse, piercing, dentiers… car les métaux arrêtent les rayons et créent des interférences.

Pendant l’examen, la personne est allongée sur un plan dur et mobile qui se déplace à l’intérieur d’un anneau plus ou moins volumineux où se trouve les sources d’émissions des rayons X et les capteurs qui reçoivent les rayons X après leur passage dans la tête de la personne. Ils ont été plus ou moins absorbés selon la densité des tissus traversés. Le principe est que les émetteurs et les capteurs se mettent en rotation autour de la tête de la personne pendant que le plateau (lit sur lequel la personne est couchée) se déplace lentement permettant d’effectuer des coupes successives de tout le cerveau depuis le sommet du crâne jusqu’au départ de la moelle épinière.

Certaines personnes sont impressionnées par le fait de se retrouver placées au centre de ce petit cylindre, pourtant bien anodin. Quelques sédatifs ou remèdes homéopathiques leur permettront de se détendre le temps des quelques minutes de l’examen. Car il est demandé de ne pas bouger et de retenir sa respiration pendant la séance.

Les informations recueillies par les capteurs fournissent les données à partir desquelles un ordinateur va reconstituer les coupes réalisées. Celles-ci sont visualisées en direct sur les écrans de contrôle. Les coupes sélectionnées par le radiologue sont enregistrées sous forme d’images successives sur des supports transparents. Ils sont remis à la personne à la fin de la séance avec les commentaires du radiologue.

Grâce à des logiciels spécifiques, il est possible aujourd’hui de construire des images en 3 dimensions du cerveau. Ceci n’est réservé pour l’instant qu’à des centres spécialisés.

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Contrairement aux radiographies habituelles qui ne permettent que de voir les os, le scanner cérébral effectue des coupes sériées du cerveau de haut en bas et d’arrière en avant, environ tous les 5 mm. Cela permet d’étudier finement toutes les structures internes du cerveau : les substances blanches et grises, le liquide céphalo-rachidien et les ventricules, les deux hémisphères cérébraux, le cervelet, le tronc cérébral et les structures situées plus au centre : hippocampes, hypothalamus, hypophyse, épiphyse… mais aussi les vaisseaux sanguins.

Le radiologue va pouvoir alors analyser les images obtenues. La première chose analysée est la symétrie des images. Est-ce qu’il existe un équilibre entre la droite et la gauche. Est-ce que toutes les structures sont bien visibles aussi bien à droite qu’à gauche ? Y a-t-il des aspects anormaux pouvant évoquer un kyste, une tumeur, un anévrisme d’une artère, un hématome, un infarctus ? Est-ce que les tissus (substances blanche et grise) ont une tonalité normalité normale ? L’étude des coupes successives va permettre d’analyse finement les anomalies retrouvées permettant ainsi un diagnostic précis et surtout de connaître la région du cerveau atteinte.

Ce qu’il faut retenir :

Le médecin a demandé cet examen pour des raisons précises : mal de tête, vertiges, épilepsie, troubles du comportement, anomalies neurologiques… Il a donc souvent une idée de ce qu’il recherche. Quoi qu’il en soit, il commencera après avoir interrogé la personne sur état, par installer les radiographies sur écran pour avoir une bonne vue d’ensemble des différentes coupes effectuées.

La première chose qu’il regardera, c’est la symétrie du cerveau sur les différentes coupes. En effet, bon nombre de structures cérébrales sont doubles : une à droite et l’autre à gauche. Elles doivent donc présenter une parfaite symétrique sur les clichés. De même, les structures centrales (comme le 4èmeventricule) devront se trouver au centre exact du crâne et non déplacées sur la droite ou la gauche ce qui évoquerait alors une compression par un hématome (intra ou extracérébral), une tumeur, un kyste…

Ensuite, une analyse plus fine recherchera les anomalies des tissus cérébraux, souvent là encore, en comparant les tonalités à droite et à gauche. Il sera alors possible de repérer des kystes, des tumeurs, des métastases, des anévrismes, des zones d’infarctus ou d’hémorragie… Le médecin étudiera ensuite les coupes sous et sus-jacentes afin de déterminer la taille et l’extension de la lésion ainsi que sa situation précise dans le cerveau ce qui indiquera la structure atteinte.

D’autres fois, ce seront des atrophies qui seront visibles : atrophie du cerveau dans son ensemble comme dans le cas de la maladie d’Alzheimer, mais aussi atrophie d’une structure particulière, comme l’hippocampe dans les suites de stress post-traumatique.

Après s’être fait son opinion, le médecin regardera les conclusions du radiologue sur la lettre jointe.

Luc BODIN