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Ce qui a été fait, peut être défait ! Nous savions déjà que la mauvaise alimentation était à l’origine de près de 30% des cancers comme l’a démontré l’étude SUVIMAX. Et si à l’alimentation on ajoutait tous les autres éléments constituant notre mode de vie (tabac, alcool, sédentarité, stress, surpoids, etc.) nous atteignions le chiffre record de 60% des cancers. Maintenant, l’étude GEMINAL nous montre qu’un bon changement de mode de vie chez des personnes atteintes de cancers de la prostate (ne prenant aucun traitement anticancéreux), était capable de modifier favorablement les gènes impliqués dans la cancérogenèse, c’est-à-dire de diminuer la cancérisation.

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Les changements effectués lors de cette étude consistaient en une diminution de la consommation des graisses (moins de 10% des apports totaux), consommation importante d’aliments complets et de crudités. Ces hommes prenaient également une supplémentation en soja, en huile de poisson (oméga 3), en vitamine C et E et en sélénium. Par ailleurs, ils apprenaient à gérer leur stress en faisant du yoga, du stretching ou encore de la relaxation pendant une heure tous les jours. Ils marchaient pendant une demi-heure quotidiennement. Et enfin, ils participaient à un groupe de soutien une fois par semaine.

Les chercheurs insistent sur le fait qu’il faudra d’autres études pour confirmer ces premiers résultats. Mais ils pensent que ce résultat peut s’appliquer à tous les autres cancers et non simplement au cancer de la prostate. Et si les résultats de cette étude se confirment, comme c’est probable, cela signifie que de mauvaises conditions de vie peuvent modifier l’expression de gènes, mais qu’à l’inverse, une bonne hygiène est capable de les faire revenir vers la normalité… Cela nous ouvre bien des perspectives thérapeutiques intéressantes.

Luc BODIN