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Le cancer est considéré par la médecine conventionnelle comme étant une maladie à part… différente de toutes les autres. Elle est généralement présentée de manière caricaturale comme étant constituée de deux camps : les cellules cancéreuses d’un côté (les méchantes) et le système immunitaire de l’autre (les gentils). Mais cette vision est bien loin de refléter la réalité.

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Il est curieux que la maladie cancéreuse soit toujours présentée comme étant différente des autres maladies. Car une maladie coronarienne, une tuberculose, une sclérose en plaques, un diabète par exemple, sont des maladies tout aussi mortelles en l’absence de traitement adéquat… De plus, l’idée que le cancer soit une bataille entre l’organisme et les cellules cancéreuses semble bien désuète et reflète fort mal la réalité et cela  pour différentes raisons :

  • Tout d’abord, il est nécessaire qu’un grand nombre d’anomalies successives se produisent pour qu’une cellule cancéreuse apparaisse. Il existe d’abord un système de réparation très performant au niveau des cellules pour les mutations de l’ADN… et lorsque celui-ci ne fonctionne pas, un processus de secours se met en place ordonnant le suicide de la cellule. Mais là encore, si la cellule échappe à sa programmation interne, c’est l’organisme lui-même qui va le lui en donner l’injonction ; et en cas de refus, le système immunitaire détruit la rebelle… Il serait donc nécessaire que tous ces processus défaillent pour en arriver à formation de la première cellule cancéreuse… du moins en théorie. Car si l’on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que, contrairement à ce qui est souvent avancé, le système immunitaire de la personne est tout à fait efficace au moment de l’pparition du cancer. Il n’est en rien défectueux et donc il ne sert à rien de le stimuler. Pourquoi donc ne détruit-il pas les premières cellules cancéreuses ? Il a été démontré que non seulement il ne les détruit pas, mais qu’;au contraire le système immunitaire protégeait les cellules tumorales au moment de leur apparition comme il le fait pour n’importe quelle autre cellule du corps. On peut bien sûr parler d’une erreur du système immunitaire… mais celui-ci ne se laisse pas facilement abuser. Aussi est-il plus probable que cela signifie que le cancer est accepté par l’organisme… ce qui est lourd de signification !
  • D’ailleurs, une expérience effectuée par le Professeur Bissel tend à démontrer l’importance du milieu extracellulaire, c’est-à-dire le rôle joué par l’organisme dans la cancérisation. En effet, la teneur en protéines de ce milieu conditionne la formation des cellules cancé;reuses. Mais inversement, une modification de ces mêmes protéines est capable de normaliser les mutations de l’ADN ou de déclencher le suicide des cellules. Ceci est la preuve que l’organisme peut agir directement sur la formation et l’évolution du cancer.
  • Autre surprise, au sein même des tumeurs cancéreuses se trouvent des cellules normales qui oeuvrent et qui coopèrent avec les cellules cancéreuses. Un exemple nous est donné par les cellules endothéliales (cellules des vaisseaux sanguins) qui développent de nouveaux vaisseaux sanguins lorsque la tumeur cancéreuse, devenue trop volumineuse, a besoin de davantage de nutriments apportés par le sang.
  • D’un autre côté, des cellules cancéreuses se trouvent également en tissu sain notamment autour de la tumeur et se développent sans que les cellules normales n’n semblent incommodées ou que le système immunitaire n’intervienne.
  • Les métastases sont aussi un élément troublant. On parle de migration de cellules cancéreuses dans le sang qui se retrouvent ensuite bloquées dans de petits vaisseaux où elles se multiplient formant une nouvelle tumeur. Mais devant les millions de cellules cancéreuses passant dans le sang d’une personne atteinte de cancer, fort peu vont donner des métastases… De plus ce sont toujours les mêmes sites qui sont atteints (foie, poumons, os). Or, il existe bien d’autres endroits riches en capillaires dans l’organisme comme les intestins, les muscles, la peau… Pourquoi les cellules cancéreuses n’y font-elles pas souche ? En fait, il semblerait que ce soit l’organe lui-même qui « appelle » à lui les cellules cancéreuses, via des substances qu’il fabrique et qu’il déverse dans le sang. Alors, les métastases seraient-elles orchestrées par l’organisme lui-même ?
  • Mais aussi, il existe au sein des tumeurs, des cellules dites « révertantes », c’est-à-dire des cellules cancéreuses qui ont repris leurs fonctions habituelles. Un certain nombre – pas toutes – de leurs mutations se sont normalisées spontanément… Pourquoi ? Est-ce une tentative spontanée de guérison ?  Nous ne le savons pas pour l’instant. Mais ce même phénomène a été observé avec certains remèdes (vitamine A, vitamine D, viscum album, germanium, etc.) ce qui ouvre la voie à une nouvelle approche beaucoup plus positive de la lutte contre le cancer.
  • Enfin, il ne faut pas oublier que de nombreux cancers guérissent spontanément sans qu’aucune explication scientifique puisse être établie formellement à leur sujet.

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Tout ceci tendrait à montrer que le cancer a été voulu ou au moins a été toléré par l’organisme, mais aussi que celui-ci est capable d’intervenir sur son évolution dans un sens comme dans l’autre quand il le désire.

Cela pourrait indiquer que le cancer a un sens :  un super-émonctoire chargé d’éliminer les toxines de l’organisme comme l’indiquait le Dr Kousmine ? Une manière de concentrer l’yperacidité de l’organisme comme l’a montré le Pr Vincent ? Un super organe construit pour répondre symboliquement à un conflit comme l’a indiqué le Dr Hamer ? C’est sans doute un peu de tout cela comme nous le montrerons dans un prochain article.

Quoi qu’il en soit, ces notions incitent à envisager le cancer d’une manière différente. Pour commencer lorsque l’on est atteint de cancer, il convient d’en rechercher le sens : dans un mode de vie inadapté, dans une vie non conforme à ses aspirations profondes, dans des conflits non résolus… Puis une fois les origines trouvées, il convient bien évidemment d’en tenir compte et de modifier son comportement en conséquence. Mais aussi il faut arrêter de voir le cancer comme un agent extérieur, car il fait partie de l’organisme comme le cœur ou les poumons. Il faut plutôt imaginer, c’est-à-dire visualiser, une transformation de ces cellules cancéreuses en cellules normales dans un élan d’amour… Car cette énergie, alliée aux traitements habituels, est capable de transcender la maladie.

Luc BODIN