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La radiothérapie constitue un des principaux traitements que propose la médecine conventionnelle contre le cancer. Il en existe de différents types. Mais ils ont tous en commun de produire des effets indésirables notamment sur la peau et les organes avoisinants.

La radiothérapie est un des plus importants traitements utilisés actuellement en cancérologie conventionnelle. Elle utilise des radiations ionisantes qui vont induire plusieurs actions délétères pour les cellules cancéreuses :

  • De nombreuses lésions sur l’ADN. La radiothérapie vise à casser les deux brins de l’ADN afin de rendre toute réparation impossible. Une irradiation va produire en moyenne 40 cassures de brins d’ADN par dose de 1 gray reçue par la cellule.
  • Une décomposition de l’eau intracellulaire par ionisation.
  • Une production de radicaux libres très toxiques pour les substances intracellulaires et l’ADN. C’est d’ailleurs pourquoi l’usage d’antioxydants est à éviter pendant une radiothérapie, car ils risquent d’en amoindrir son effet thérapeutique.

Le but étant que ces différentes actions produisent tellement de dégradations  dans les cellules cancéreuses et leur ADN qu’elles finissent par mourir. Cette destruction peut être immédiate ou bien programmée par apoptose.

L’utilisation de la radiothérapie repose sur l’existence d’un « effet différentiel » entre les cellules saines qui sont capables de bien se réparer et les cellules cancéreuses pour qui c’est plus difficile. De plus, elle vise à envoyer la dose maximale à la tumeur cancéreuse et la dose minimale aux tissus sains.

La radiothérapie a fait de nombreux progrès ces dernières années. Elle va utiliser par exemple différents types de rayonnements selon la profondeur de la tumeur, mais aussi l’émission du rayonnement va suivre les mouvements respiratoires de la personne, ou encore elle sera envoyée sous différents angles pour préserver au maximum les organes de voisinage… Tout ceci a permis une augmentation des doses envoyées sur la tumeur tout en diminuant les doses reçues par les tissus sains.
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La radiothérapie est indiquée en cancérologie dans différentes situations :

–      Néo-adjuvante, c’est-à-dire avant une chimiothérapie ou une chirurgie. Le but est alors d’arrêter la poussée cancéreuse ou de diminuer le volume tumoral pour rendre plus simples ou plus efficaces les traitements, qui seront ensuite effectués. Cette technique est quelquefois utilisée en cas de cancer du rectum ou du sein.

–       Curatif où le but est de détruire (stériliser) complètement la tumeur cancéreuse. Pour cela elle peut être utilisée :

  • Seule comme dans certains cancers de la prostate.
  • En association avec d’autres traitements comme une chirurgie ou une chimiothérapie (on parle alors de radiothérapie adjuvante). Elle est souvent indiquée après une chirurgie pour nettoyer la zone opérée des éventuelles cellules cancéreuses résiduelles. La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent aussi être utilisées ensemble (de manière concomitante) ou de manière séquentielle (en alternant radio et chimiothérapie).

–      Palliatif pour soulager une douleur ou pour obtenir une rémission ou une augmentation de l’espérance de vie de la personne malade.

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Deux types de radiothérapies sont classiquement utilisés :

–      Radiothérapie externe qui est la plus fréquemment indiquée. Les progrès techniques ont beaucoup changé les pratiques et ainsi de diminuer les effets indésirables. On distingue :

  • Radiothérapie standard qui est réalisée en plusieurs séances sur la tumeur.
  • Radiothérapie hyperfractionnée et hyperfractionnée accélérée qui impose des séances biquotidiennes, mais à chaque fois avec des doses plus faibles qu’avec une radiothérapie standard.
  • Radiothérapie conformationnelle qui va moduler l’irradiation envoyée selon la forme, la taille et configuration de la tumeur. Pour cela est réalisée au préalable une image en 3D de la tumeur pour définir les différentes doses à envoyer.
  • Radiothérapie avec modulation d’intensité d’intensité (IMRT Intensity Modulated Radiotherapy), selon le volume tumoral.
  • Radiothérapie associée à d’autres techniques : oxygène hyperbare, produit radiosensibilisant, hyperthermie…

–       Radiothérapie interstitielle qui utilise des produits radioactifs comme l’iode 125, le césium 137 ou le palladium 103 (aux USA), qui va être directement en contact avec la tumeur. Le temps d’exposition est plus long qu’avec une radiothérapie externe, mais les effets sur les organes environnants sont souvent moindres. Elle est utilisée notamment dans le cancer de la thyroïde, de la prostate et du col de l’utérus.


Les doses
utilisées en radiothérapie varient selon les cancers. Cela va de 5 à 20 grays pour les cancers du testicule ou de l’ovaire, à 20-25 grays pour les cancers du poumon ou du foie, à 30 grays pour l’intestin et 40-50 grays pour la moelle épinière.


Les inconvénients de la radiothérapie
peuvent être séparés en deux périodes :

–      effets précoces survenant au décours des séances et qui va toucher surtout :

  • La peau induisant des inflammations, des irritations, des brulures voire même des ulcérations.
  • Les organes avoisinants la tumeur. Les effets indésirables seront différents selon l’organe exposé. Ce sont surtout des irritations voire des ulcérations survenant sur les muqueuses ou encore des nausées et des vomissements, par exemple en cas d’irradiation buccale ou digestive.

–       effets tardifs peuvent apparaître six mois ou plus après l’irradiation : fibrose, inflammation chronique, perte de fonction d’un organe ou d’un tissu, altération vasculaire (vascularite)…. Ceux-ci sont progressifs et souvent difficilement réversibles contrairement aux effets précoces. Ils se traduisent par des sécheresses de bouche (xérostomie) après une irradiation buccale, des grêles radiques en cas d’irradiation de l’intestin, des hépatites radiques en cas d’irradiation du foie, des fibroses pulmonaires en cas d’irradiation d’un poumon, des castrations en cas d’irradiation de testicule, des lésions nerveuses, des aplasies en cas d’irradiation de la moelle osseuse, etc., sans parler des préjudices esthétiques éventuels.

Certains conseils peuvent déjà minimiser les risques d’effets indésirables. Ainsi il ne faut jamais appliquer de pommade, de substance grasse, d’eau de toilette sur la peau avant les irradiations. Cela risquerait de minimiser le passage des radiations et donc l’action de la radiothérapie. Mais aussi cela favorise la survenue de radite dermique (brûlure de la peau). Car la chaleur produite par l’irradiation ne pouvant plus ressortir à cause de l’application induit alors une inflammation et irritation de la peau.

De plus pendant une radiothérapie, il est conseillé de prendre :

  • Des acides gras polyinsaturés oméga 3 (huile de poisson ou de périlla) qui favorisent l’action de la radiothérapie en permettant un meilleur passage des rayonnements au travers de la membrane cellulaire.
  • Du Ginseng TM (50 gouttes deux fois par jour) ou du viscum album pour renforcer l’état général.
  • De l’Echinacea angustifolia TM (50 gouttes matin et soir) ou du maïtaké en cas de baisse immunitaire.
  • Des probiotiques, de la chlorophylle et du silicium organique en cas d’irradiation abdominale.

Concernant les pommades à appliquer après la radiothérapie la pommade wéléda 432, la pommade (et non la crème) au calendula, la crème Rescue du Dr Bach, la pommade Protectoderm des laboratoires Lescuyer, les pommades à l’aloe vera… sont intéressantes (toujours demander l’avis du radiothérapeute avant toute application).

Après une radiothérapie, il sera bon de prendre :

  • Des antioxydants pour nettoyer l’organisme, mais aussi des draineurs hépatiques comme le chardon marie ou le desmodium.
  • Une isothérapie au rayonnement utilisé  (voir un médecin homéopathe) comme X rays 7CH : 3 granules par jour pendant 3 mois. Une dose de Cadmium sulfuricum 9CH tous les dimanches lui sera associée en cas de lésions de la peau.
  • L’usage de pommades est recommandé (voir précédemment) pour régénérer la peau.
  • La poursuite des probiotiques, chlorophylle et silicium organique pendant encore trois mois en cas d’irradiation abdominale. Il est possible de leur adjoindre un peu d’argile verte  en cas de problème intestinal.

En cas de radite (inflammation de la peau ou d’une muqueuse par la radiothérapie), il faudra penser en complément des traitements précédents à :

  • L’homéopathie : apis, belladonna, cantharis ou fluoricum acidum 4CH ont démontré leur intérêt (3 granules par jour) . Il est possible de leur adjoindre radium bromatum en cas d’atteinte de la peau.
  • L’organothérapie de l’organe touché comme vessie 4CH ou muqueuse colon 4CH : 3 granules par jour en cas de radite vésicale ou colique.
  • Les Sérocytol sont aussi très intéressants dans cette indication.
  • Il ne faudra pas hésiter aussi à recourir aux soins d’un thérapeute énergéticien ou d’un toucheur de feu qui permettent bien souvent de soulager ce genre de problème. 

Dr Luc Bodin