Les diarrhées du nourrisson encore appelées gastro-entérites du nouveau-né sont dues le plus souvent à des infections provoquées par un virus (rotavirus, adénovirus…), mais quelquefois une bactérie peut en être la cause (shigelle, salmonelle…). Ces épidémies touchent les adultes comme les petits. Or cette pathologie peut être plus lourde de conséquences chez les nouveau-nés.

femme enceinte

Chez les nourrissons, une gastro-entérite se manifeste principalement par la survenue d’une diarrhée et se caractérisant par l’émission d’au moins 3 selles liquides par jour pendant quelques jours. Elle peut s’accompagner :

  • De fièvre généralement modérée aux environs de 38°5 C, mais elle peut être plus élevée chez certains enfants réactifs.
  • De nausées et de vomissements qui induiront un rejet des aliments, mais aussi des médicaments prodigués.
  • De douleurs abdominales à type de crampes ou de spasmes faisant pleurer l’enfant.

Tous ces symptômes risquent d’induire chez l’enfant une déshydratation rapide pouvant être grave.

Pour commencer, il convient de distinguer ces gastro-entérites de simples selles molles suite à un changement d’alimentation : nouveau lait, introduction d’un nouvel aliment… De plus, la prise d’antibiotique, ou une pathologie infectieuse (otite, rhinite, bronchite…) peut aussi induire des épisodes de diarrhées.

Quoi qu’il en soit, devant toute diarrhée de l’enfant le premier réflexe doit être de lui donner à boire régulièrement, par petites quantités, tout au long de la journée. Il existe aussi en pharmacie des solutions réhydratantes contenant de nombreux nutriments pouvant compenser les pertes (diarrhées, vomissements).

En cas de fièvre élevée, au-dessus de 38°5 ou 39°C, il convient de la faire baisser : ne pas trop couvrir l’enfant, lui faire prendre un bain à 37°C, le faire boire et éventuellement lui donner un peu de paracétamol. Ce dernier est mieux que l’aspirine qui pourrait aggraver l’irritation digestive.

À côté de cela, il convient d’éviter les fruits (et les jus de fruits), les laitages et les graisses pouvant aggraver la diarrhée. Selon l’âge de l’enfant, le riz (ou l’eau de cuisson du riz) peut être conseillé.

Mais c’est surtout la soupe de carottes qui est conseillée, pour cela : brosser 500 g de carottes bio à mettre  dans un litre d’eau de source qui sont à cuire pendant 2 heures (ou 1 heure en cocotte minute). Ensuite, il faut ajouter une pincée de sel, mixer l’ensemble et ajouter de l’eau pour obtenir un litre de liquide. La soupe de carotte sera donnée dans le biberon à la place du lait habituel.

En complément, la prise de probiotiques et d’homéopathie (aloé composé 2 granules 3 fois par jour, China, Ipéca…) est souvent très utile.

Mais, en cas de diarrhée importante, de vomissements, de fièvre élevée… il convient toujours d’appeler un médecin. Il décidera si l’enfant doit être hospitalisé ou s’il peut être soigné à domicile. Dans ce dernier cas, il pourra faire appel à :

  • des laits de régime.
  • des anti-diarrhéiques (lopéramide)
  • des anti-nauséeux (métopimazine, domperidone…)
  • , voire des antibiotiques ou des antiseptiques intestinaux en cas de besoin.

Des examens complémentaires ne sont indiqués qu’en cas de gastro-entérite grave ou persistante afin de déterminer le germe responsable. Il faudra penser aussi dans ce cas, à une intolérance alimentaire, une colite spasmodique du nourrisson, voire aussi des maladies plus rares comme la mucoviscidose ou la maladie coeliaque…

Luc BODIN