L’arthrose est une maladie très fréquente dans la population surtout avec l’âge. Ainsi, 200.000 prothèses de hanche et de genou sont posées tous les ans aux États-Unis. Cependant, seule une partie des patients arthrosiques présentent une évolution sévère qui nécessitera une intervention chirurgicale. Il est donc intéressant d’essayer de les dépister à l’avance. Des chercheurs américains ont mis en évidence l’intérêt du taux sérique du VCAM-1 (Vascular Cell Adhesion Molecule 1) dans cette optique. Un taux élevé de VCAM-1 représente aujourd’hui le seul facteur biologique prédictif de la gravité de l’évolution arthrosique et cela jusqu’à 15 ans à l’avance. Il refléterait l’intensité de la  dégradation cartilagineuse et de l’inflammation articulaire. Pour le moment, cet intérêt se limite à la gonarthrose et la coxarthrose, mais des recherches s’effectuent actuellement pour confirmer que le VCAM-1 intéresse également l’évolution arthrosique de toutes les autres articulations du corps. 

Luc BODIN