Il faut d’abord savoir que les problèmes veineux constituent une « maladie » qui évolue progressivement vers l’aggravation tout au long de la vie (en dehors des traitements, bien entendu).
La pathologie commence par une simple dilatation veineuse liée à la chaleur, au port de poids, au piétinement, etc. Cette dilatation est réversible pendant un premier temps. Durant cette période, le port de contention est déconseillé, parce qu’il affaiblirait les muscles des parois veineuses, favorisant ainsi la dilatation veineuse lorsque la contention ne sera plus là. La contention est tout de même possible dans des circonstances exceptionnelles et transitoires comme un voyage en avion, un piétinement prolongé… Autrement, le traitement consistera en la prise de phlébotoniques et de nutriments tonifiant les parois veineuses.
Fotolia_81095079_Subscription_XXLvaricosités, puis de varices, qui demeurent localisées au début. Le traitement précédent doit être poursuivi, voire accentué, et des scléroses sont organisées sur les varicosités. La contention n’est pas utile à ce stade pour les mêmes raisons que précédemment.
Puis, les varices deviennent de plus en plus nombreuses et étendues. Une intervention chirurgicale est alors indiquée pour éliminer la varice… si, et seulement si le réseau veineux profond est sain. Sinon, ou si l’état de la personne ne permet pas d’intervention chirurgicale, une contention veineuse permanente sera nécessaire. Elle constitue à ce moment, la seule alternative à l’intervention. De même en cas d’ulcère de jambe ou de phlébite, une contention veineuse est indispensable.
Ainsi la contention veineuse n’est pas une bonne chose dans les premiers stades de la maladie veineuse. Mais elle devient indispensable à un stade évolué de la maladie.
Luc BODIN