Docteur Luc BODIN

Imupro est un examen qui permet à partir d’une simple prise de sang, de déterminer les aliments responsables d’intolérances alimentaires parmi 100, 200 ou 300 aliments testés. Ce bilan est très utile lorsque l’on connaît toutes les répercussions que peut avoir une simple intolérance alimentaire sur la santé d’une personne.

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Les intolérances alimentaires sont extrêmement fréquentes (jusqu’à 45% de la population) et généralement difficiles à diagnostiquer. Les plus connues sont celles concernant les laitages de vache et le gluten. Mais de nombreux autres aliments peuvent être en cause. De plus, il est possible d’être intolérant à plusieurs aliments à la fois.

Comme les travaux du Docteur Seignalet l’ont montré, les intolérances alimentaires sont à l’origine de nombreux problèmes de santé : allergies, fatigue, colite, maladie de Crohn, surpoids, diabète, rhumatisme, maladies chroniques, etc. sans oublier l’hyperperméabilité intestinale qui est la porte ouverte aux maladies auto-immunes et aux infections chroniques…

Pour effectuer le test Imupro, il suffit d’effectuer une simple prise de sang dans un centre d’analyses médicales. Celui-ci acheminera ensuite le prélèvement vers le laboratoire qui effectuera l’analyse.

Les intolérances se développent au fur et à mesure de la vie de façon spontanée et souvent silencieuse, du moins au début. Elle se traduit par des troubles et des symptômes variés et souvent difficiles à relier à une intolérance alimentaire. D’ailleurs, généralement le lien existant entre l’intolérance alimentaire et le problème de santé n’est pas perçu par la personne. Cela est bien différent des allergies qui elles, se traduisent par des manifestations évidentes : éruption cutanée, gonflement des lèvres, rétrécissement de la gorge, éternuement… et une élévation des IgE sur les prises de sang.

L’analyse Imupro consiste à rechercher les intolérances (et non les allergies) par la présence d’un taux d’anticorps (Immunoglobuline G ou IgG) anormalement élevé, dirigé contre les aliments testés. Cette élévation de IgG signalera immédiatement l’existence d’une intolérance alimentaire.

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Les résultats fournis par le laboratoire vont exprimer à la fois la présence et le degré de l’intolérance pour chaque aliment, sur une échelle de 0 à 4 :

  • Classe 0 : pas d’intolérance sur l’aliment testé.
  • Classe 1-2 : présence d’une faible intolérance contre l’aliment testé.
  • Classe 3-4 : présence d’une forte intolérance contre l’aliment testé.

Ces distinctions sont importantes parce qu’en cas d’intolérance alimentaire, une éviction de l’aliment en cause est nécessaire, afin de laisser le système immunitaire se reposer. Puis il faudra réintroduire l’aliment progressivement afin de donner à l’organisme l’opportunité de s’adapter à l’aliment et ainsi de le tolérer (ce qui fait disparaître l’intolérance).

La feuille de résultats passe en revue les différentes familles alimentaires (viandes, poissons, laitages, céréales, fruits, légumes…) et indique les aliments à éviter ou à surveiller. Elle indique également les aliments dérivés des substances qui présentent une intolérance.

Parallèlement à cette éviction, il est conseillé d’effectuer des rotations alimentaires parmi les aliments tolérés, par exemple une rotation alimentaire de 5 jours est un bon rythme. Elle évite de consommer le même aliment sans le savoir, et par là la survenue de nouvelle intolérance alimentaire. Il est aussi conseillé pendant cette phase de suivre uniquement une alimentation naturelle, c’est-à-dire d’éviter les plats préparés, les sauces prêtes à l’emploi, etc. La rotation alimentaire est donc un élément essentiel dans la lutte contre les intolérances alimentaires, mais aussi pour prévenir la survenue de nouvelles…

Female Scientific Research Team With Clear Solution In Laborator

Il faut savoir que la durée de l’éviction alimentaire est différente selon que l’on a affaire à une intolérance moyenne ou forte.

  • Moyenne : éviction de 8 à 16 semaines.
  • Forte : éviction de 32 à 52 semaines voire davantage.

Cette mise en évidence des intolérances et leur éviction permet de prendre conscience que certaines habitudes alimentaires habituellement sans effet néfaste pour la majorité de la population, peuvent présenter des effets délétères sur la santé de certaines personnes.

Le changement  d’abitude alimentaire est généralement aisé, mais il peut être plus délicat selon le nombre et l’importance des intolérances alimentaires présentées par la personne. Le retour à la santé est à ce prix.

Malheureusement, cet examen a un coût  : 250 à 500 euros selon le nombre d’aliments testés… et il n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Le côté positif est qu’il n’est pas utile de le renouveler : un test suffit.

Luc BODIN