De nombreuses femmes se plaignent de sécheresse vaginale notamment au moment de la ménopause lorsque le taux d’œstrogène sanguin commence à baisser. Ce phénomène peut aussi se rencontrer lors de déséquilibres hormonaux, de certaines périodes du cycle menstruel, après un accouchement ou encore après une radiothérapie pelvienne. De plus, des médicaments peuvent également induire ce genre de trouble comme un certain nombre d’antihypertenseurs, d’antidépresseurs, d’antihistaminiques… voire certaines pilules contraceptives. 

femme triste

La baisse hormonale induit une peau moins bien nourrie et une désorganisation des fibres collagènes du derme. De même, la muqueuse vaginale est moins bien hydratée ce qui entraîne une sécheresse vaginale avec des risques d’irritation, mais aussi d’infection urinaire et de douleurs lors des rapports sexuels. 

Pour lutter contre cette sécheresse, il est conseillé d’éviter les pantalons serrés et les sous-vêtements synthétiques, et de plutôt préférer ceux en coton afin d’éviter toute irritation locale.

Concernant la toilette intime, tous les excès sont à proscrire : un défaut ou un abus d’hygiène intime aura tendance à déséquilibrer la flore vaginale normale (flore de Doderlein) qui est garante de la lubrification et de la protection de la muqueuse. Un déséquilibre peut être source d’infection voire de mycose. Ainsi pour la toilette quotidienne, il est conseillé d’utiliser des savons liquides « spécial sécheresse intime », vendus en pharmacie, ainsi que des savons à pH neutres (pH entre 6 et 8). Les savons antiseptiques sont par contre fortement déconseillés. Enfin, il existe aujourd’hui des ovules et des gélules (par voie orale) pouvant reconstituer la flore vaginale comme Effibiotic (1 capsule/jour).

Lors des rapports, il faudra éviter l’usage d’huile ou de vaseline, et plutôt choisir des lubrifiants vaginaux à base d’eau facile et à appliquer comme Lubren, Replens, Hydragel…

Côté traitement, il est bien sûr possible de choisir de prendre un traitement hormonal substitutif (THS ou THM) mais les effets indésirables ne le font pas conseiller pour cette seule indication. La prise de soja ainsi que de crèmes et d’ovules contenant des hormones (Colpotrophine, Trophogyl) peut être par contre une excellente alternative.

Enfin et surtout, des remèdes à base d’huile d’onagre et/ou de bourrache permettront de nourrir les muqueuses et de les réhydrater (SMP 600, Effi Onagre, Donalis…). Les oligoéléments de  zinc et de zinc-cuivre sont aussi importants (1 ampoule/jour en alternant les deux produits) ainsi que les vitamines B, les antioxydants et le silicium organique afin de tonifier les muqueuses déficientes.

Luc BODIN