L’endométriose est maladie gynécologique fréquente et très invalidante. Elle se caractérise par la présence de tissu endométrial (muqueuse de l’utérus) dans des endroits inhabituels : trompes utérines, ovaires, abdomen… Sa cause demeure mystérieuse et les traitements bien peu efficaces face à ces femmes constamment en souffrance. Des facteurs hormonaux, génétiques, immunitaires, inflammatoires… ont été évoqués… sans que rien n’ait jamais été établi.

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Mais depuis peu, des facteurs diététiques sont soupçonnés… En effet, aux États-Unis, une étude vient de montrer un lien entre la consommation de graisses alimentaires et le risque d’endométriose. Pour cela, plus 70 000 femmes ont été questionnées sur leur consommation de graisses animales. Le résultat a permis d’établir que les acides gras de la famille des oméga 3 étaient protecteurs (risque diminué de 22%). Par contre, les graisses animales ainsi que les graisses trans augmentaient le risque jusqu’à 48%.

Cette étude confirme ce que bon nombre de médecins de médecine naturelle, conseillaient déjà aux femmes atteintes d’endométriose, à savoir de supprimer totalement de leur alimentation toutes les viandes rouges, le porc et les charcuteries… Les résultats de ce régime sont souvent spectaculaires. À celui-ci, aux vues de l’étude précédente, il serait intéressant d’ajouter l’élimination des graisses trans (voir les étiquettes) qui sont présentes dans les viennoiseries, les pâtes feuilletées… mais aussi la consommation d’oméga 3 à base de poissons.

Luc BODIN