Fort heureusement tous les virus ne sont pas pathogènes pour l’homme. Il y en a même certains qui seraient utiles, notamment au niveau de la flore intestinale.

Les infections

Cependant chez l’homme, il existe des centaines de virus pouvant déclencher des maladies. Les premiers signes cliniques induits par les maladies virales sont sans conteste la fatigue suivie souvent d’une fièvre aux environs de 38 – 38,5°C. Ensuite, viennent les signes caractéristiques propres à chaque virus : éruption cutanée dans la rougeole, courbatures dans la grippe, bouton de fièvre dans l’herpès… Mais certains peuvent déclencher des maladies très graves si ce n’est, mortelles comme l’ebola, le sida, la poliomyélite, les encéphalites, la fièvre jaune…

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Les infections virales sont extrêmement nombreuses et affectent les organismes humains de bien des façons. Rien que pour le seul virus de l’herpès, il y aurait au moins 10 millions de personnes atteintes en France… Ces infections résultent d’un déséquilibre entre la virulence du virus et la réactivité du système immunitaire de la personne infectée. Une grippe normale présente un taux moyen de virulence de 25% alors que pour la grippe actuelle A/H1N1, il pourrait se situer entre 25 et 40 % de la population générale. Il atteindrait peut-être même 50% chez les adolescents qui semblent la population la plus atteinte jusqu’à présent.

Cependant, il faut se rappeler qu’avec le temps toutes les épidémies perdent de leur virulence grâce au renforcement de l’immunité (générale ou spécifique), aux traitements entrepris et à l’hygiène.

Le cancer

D’autres virus, lorsqu’ils persistent longtemps, sont capables de déclencher des cancers comme :

  • Les virus de l’hépatite B et C (VHB et VHC) pour le cancer du foie.
  • Le polyomavirus (SV40) pour le mésothéliome (cancer de la plèvre) et certaines tumeurs du cerveau.
  • Les papillomavirus (HPV 16, 18, 33, mais aussi 7, 8 18) pour les cancers du col de l’utérus, de l’amygdale, de l’anus et de la peau.
  • L’Epstein Barr virus pour les lymphomes, les maladies de Hodgkin, les cancers du naso-pharynx.
  • L’herpès virus HHV8 et HTLV1) pour les lymphomes, les leucémies T et le sarcome de Kaposi.
  • Le cytomégalovirus pour les cancers colo-rectaux.

Mais les virus seuls ne suffiraient pas toujours. Il semble que la présence de co-facteurs soient souvent nécessaires pour la cancérogenèse comme l’alcool, le tabac ou l’aflatoxine dans le cancer du foie, ou encore le soleil, les facteurs génétiques ou l’immuno-suppression dans les cancers de la peau…

Les virus induisent les cancers de deux manières différentes :

  • En introduisant leur génome et par ce biais, des oncogènes (gènes cancéreux), au sein de l’ADN de la cellule.
  • En induisant une infection chronique, les virus vont provoquer une inflammation locale persistante qui va générer de nombreuses mitoses (divisions cellulaires) ce qui augmente d’autant le risque d’anomalies lors de la transcription des gènes… d’où la survenue plus fréquente de mutations génétiques cancéreuses.

Des maladies chroniques

Après la disparition de la maladie, le virus causal est capable de demeurer de manière quiescente dans l’organisme pendant des mois, voire des années. Puis sous certaines circonstances, il peut se réactiver et reproduire les mêmes symptômes que précédemment comme l’herpès qui reproduit un nouveau bouton de fièvre après une exposition au soleil ou lors d’un état de fatigue. Mais il est aussi capable de générer une maladie différente comme le virus de la varicelle (VVZ) pourra déclencher des dizaines d’années plus tard un zona… un même virus pour deux maladies.

Dans d’autres circonstances, le virus va se réactiver, mais ne va pas être puissant pour reproduire une nouvelle maladie. D’un autre côté, le système immunitaire va réagir face à cette réactivation, mais celui-ci ne va pas être assez fort non plus pour éliminer définitivement le germe. Alors un statu quo s’installe qui va épuiser progressivement les réserves de l’organisme, en induisant une fatigue chronique dans un premier temps qui peut durer pendant des dizaines d’années. Ensuite, le système immunitaire s’épuisant à son tour, des maladies vont apparaître comme des allergies et des infections récidivantes  puis elles seront de plus en plus graves comme des fibromyalgies, des lymphomes et des cancers (comme vu précédemment).

Une autre possibilité consiste en l’entrée du matériel viral par effraction dans l’organisme lorsque l’intestin est irrité ou lors d’une vaccination. Ceux-ci n’auraient jamais pu pénétrer dans le corps s’il n’y avait pas eu ces brèches… Le système immunitaire entre alors en action pour l’éliminer comme il se doit fabriquant pour cela des anticorps. C’est d’ailleurs ce phénomène qui donne l’efficacité des vaccins contre les maladies visées. Mais, il peut arriver alors que la structure moléculaire du matériel viral soit proche de substance ou de tissu existant dans l’organisme. Aussi, une fois le matériel viral éliminé hors de l’organisme, les anti-corps produits peuvent de se retourner contre le tissu de structure semblable… générant alors une maladie auto-immune (MAI). C’est-à-dire que l’organisme fabrique des anticorps contre un de ses propres tissus. Il ne se reconnaît plus lui-même. Comme des anticorps contre la synoviale articulaire en cas de polyarthrite rhumatoïde ou contre la peau dans la sclérodermie, etc. 

Luc BODIN