Chez les végétaux, les contaminations virales se font par l’intermédiaire des insectes ou par contact d’un végétal ou autre. Chez l’homme, les animaux sont aussi les grands responsables comme les morsures de chiens pour la rage, les piqûres d’insectes pour la fièvre jaune, les chauves-souris, semble-t-il pour l’ebola… mais les transmissions orales (grippe, rhume, rougeole…), sexuelles (papillomavirus, sida…) et transplacentaires pendant la grossesse (toxoplasmose, rubéole…)  sont aussi fréquentes.

Une fois entrés dans l’organisme, les virus vont se diriger vers les cellules avec lesquelles ils ont une affinité. Cette reconnaissance est déterminée par les caractéristiques présentes sur la capside virale et sur la membrane cellulaire.

Ensuite, pour pénétrer dans la cellule, le virus peut utiliser plusieurs techniques : la perforation de la membrane cellulaire, la fusion avec celle-ci ou encore se faire simplement aspirer par la cellule elle-même.

De cette manière, le génome viral pénètre dans la cellule. Il organise alors sa réplication (multiplication) en utilisant pour cela l’énergie (ATP) et le matériel présents.

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Parallèlement à la réplication du génome, les protéines nécessaires à la formation de la capside sont fabriquées par la cellule. Ainsi, lorsque la multiplication a été réalisée, souvent plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, les protéines de la capside s’assemblent pour former de nouveaux virus semblables au virus originel. Ainsi, à partir d’un seul virus, des milliers d’autres peuvent être construits par une seule cellule

Les nouveaux virus s’accumulent alors dans le cytoplasme de la cellule, puis sont évacués. Ce processus peut conduire à la mort de la cellule infectée. Mais quelquefois, la cellule survit c’est-à-dire que le virus se réplique sans endommager la cellule. On parle alors d’infection silencieuse.

Mais l’organisme ne demeure pas inerte face à cette attaque. Le système immunitaire détecte rapidement les intrus et lance ses processus de défenses à l’aide de macrophages, de globules blancs (lymphocytes B et T) puis d’anticorps afin de détruire ces virus. Dans la plupart des cas, l’organisme est capable de se défendre tout seul. Mais certains virus sont particulièrement agressifs et par ailleurs le système immunitaire peut présenter des faiblesses ou des défaillances ce qui favorisera le développement de l’infection. C’est là que la médecine intervient.

Luc BODIN