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La phagothérapie
est un ancien traitement découvert à la fin des années 1910 et utilisé autrefois comme traitement contre les bactéries. Il fut abandonné lors de l’arrivée des antibiotiques. Seules la Géorgie et la Pologne ont poursuivi son utilisation. La phagothérapie qui tire son nom du grec « phagos » signifiant « manger », faire intervenir le plus vieil ennemi des bactéries  que sont les virus bactériophages… c’est-à-dire que les virus dévorent les bactéries ! Chaque virus a sa bactérie de prédilection. De plus, ils détruisent uniquement la bactérie sans s’occuper des cellules environnantes.

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Ces bactériophages
sont extrêmement abondants dans l’environnement. Partout où il y a des bactéries, les bactériophages ne sont pas loin. Il suffit de mettre des bactéries dans de l’eau souillée pour parvenir à isoler des bactériophages adaptés contre eux. Et si la bactérie mute et devient résistante à son bactériophage, l’évolution déterminera un nouveau bactériophage, lui aussi mutant, capable de l’infecter de nouveau.

Par ailleurs tant que la bactérie n’a pas été éradiquée, les virus se multiplient. Une fois celle-ci éradiquée, les bactériophages sont éliminés de l’organisme par les voies naturelles.

Des études sont en cours sur la phagothérapie dans de nombreux pays, suite aux résistances bactériennes envers les antibiotiques. De plus, les premiers résultats tendent à montrer que les virus bactériophages améliorent également l’action des antibiotiques sur les infections lorsqu’ils sont utilisés conjointement.

Ces bactériophages sont déjà utilisés dans l’industrie agroalimentaire.

Luc BODIN