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La grippe espagnole
fut ainsi appelée parce que seule l’Espagne hors guerre à l’époque tenait des registres sur la mortalité liée à cette épidémie. Le virus semble en fait provenir de Chine ou des USA.  Il s’agit sans conteste de la pandémie virale du virus A/H1N1 la plus mortelle que l’humanité ait connue ces dernières années. Elle a fait 30 à 40 millions de morts entre 1918 et 1920 soit largement plus que la première guerre mondiale avec ses 20 millions de victimes.

Le virus influenza (virus de la grippe) est un virus à ARN fragmenté. Chaque segment contient un gène. Il a été répertorié 8 gènes qui peuvent se désassembler et ré-assembler à loisir. C’est ainsi que le nombre de combinaisons possibles est infini, avec, à chaque fois, des propriétés nouvelles pour ces virus. En fait, il en existe trois types : A, B et C, le virus A étant le plus fréquent.

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Ensuite, il a été déterminé des sous-types. Car chaque virus A possède un gène qui code pour une des 16 hémagglutinines (H) et un autre qui code pour une des 9 neuraminidases (N) situés sur la capside. Là aussi de nombreuses combinaisons sont possibles. Cependant, seules trois ont été mises en évidences chez l’homme à ce jour : le H1N1, le H2N2 et le H3N2.

C’est ainsi que l’on peut dire que le virus de la grippe A/H1N1 est le descendant de celui de la fameuse grippe espagnole… C’est ce spectre qui fait agiter ainsi nos gouvernants face au développement actuel de la grippe porcine. Mais fort heureusement pour nous, les conditions générales et les moyens médicaux actuels sont largement supérieurs à ceux de l’époque.

Luc BODIN