Ils sont nombreux et importants à connaître, afin de réagir et commencer aussitôt un traitement adéquat.
Dans un premier temps, les jambes lourdes constituent l’essentiel des plaintes. Elles surviennent principalement lors des stations debout prolongées, des piétinements, des expositions à une source de chaleur… Cette sensation s’aggrave avec le temps (aggravée le soir). Elle est améliorée par le frais, la marche et la position couchée.
D’autres signes peuvent survenir selon les personnes : chaleur, pieds brûlants, picotements, démangeaisons, fourmillements, engourdissement dans les pieds ou dans les jambes (mais quelquefois, ces signes n’apparaissent que dans une jambe et non les deux).
Ensuite des gonflements, des oedèmes, des crampes, des impressions de serrement au niveau des mollets, des douleurs, des raideurs, des impatiences et des crampes surviennent.
Enfin, les varicosités apparaissent suivies de varices qui s’étendent progressivement sur l’ensemble d’une veine ou l’ensemble d’un membre.  Des complications sont toujours possibles : phlébite(avec risque d’embolie), hématomes, saignements, dermite ocre, ulcère, eczéma…
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Le bilan veineux
Dès les premiers symptômes, il est important de consulter un phlébologue afin de réaliser un bilan de l’ensemble des réseaux veineux des membres inférieurs, voire aussi de l’abdomen.
Le médecin examinera les deux membres inférieurs à la recherche de varicosités, de varices, de dermite, d’eczéma… Il palpera les mollets pour vérifier leur souplesse et la présence de douleur. Lorsqu’un mollet est gonflé, afin de déterminer s’il s’agit d’un œdème, le médecin appuiera avec son pouce. En cas d’œdème, le tissu cutané « prend le godet » c’est-à-dire qu’il garde l’empreinte du pouce pendant plusieurs secondes.
Le signe du flot est aussi évocateur d’insuffisance veineuse. Le médecin place une main sur la partie haute d’une grosse veine (sur la cuisse ou le haut du mollet) et avec l’autre main il effectue une percussion sur une veine dans la partie basse de la jambe. La perception de la percussion par la main haute permet d’affirmer que les deux mains se trouvent bien sur le même axe veineux (saphène interne ou externe). Ensuite, il procède à la manœuvre inverse, c’est-à-dire que cette fois, c’est la main haute qui exerce une percussion. Si la main basse la perçoit, cela signifie qu’il y a une insuffisance des valvules veineuses, ce qui est un signe de l’IVC. Cette manœuvre est dénommée la manœuvre de Schwartz.
La manoeuvre de trendelemburg consiste à vider les veines de leur sang en levant la jambe. Ensuite, le médecin place un garrot au niveau de la cuisse. La personne se met alors debout et le garrot est enlevé. Si la veine se remplit aussitôt, cela signifie qu’elle est incontinente et donc pathologique.
Les prises de sang n’ont guère d’intérêt en cas d’IVC. Elles permettront, tout au plus, de s’assurer de l’absence de troubles de la coagulation (favorisant les phlébites) ou de diabète pouvant aggraver les troubles cutanés.
L’écho-doppler des veines du membre inférieur est aujourd’hui, l’examen-clé en cas d’IVC. Il évalue l’ensemble des réseaux veineux : le réseau superficiel que l’on voit et le réseau profond que l’on ne voit pas, ainsi que les veines perforantes qui relient les deux réseaux. Il étudie l’état et l’épaisseur des parois veineuses. Il recherche d’éventuelles phlébites. L’écho-doppler constitue un examen indispensable avant toute sclérothérapie ou intervention chirurgicale.
D’autres examens plus spécialisés sont possibles, comme la phlébographie, la fibroscopie veineuse, la microphlébographie, le laser-doppler, la capillaroscopie…
Luc BODIN