Le cancer de la prostate est un cancer extrêmement fréquent, pour ne pas dire systématique avec l’âge. Son évolutivité est variable, mais bien souvent lorsqu’il est découvert chez une personne âgée, il demeure quiescent ou évoluant lentement. Dans cette situation, sa mise en évidence lors d’un dépistage systématique, va placer la personne dans un état de stress (nuisible à l’évolution du cancer) et lui induire des traitements pouvant avoir des conséquences importantes sur sa qualité de vie : incontinence, impuissance, colite (après radiothérapie)…  C’est ainsi que contrairement à l’avis de la majorité des urologues, plusieurs épidémiologistes français dénoncent l’intérêt des tests de dépistage systématique du cancer de la prostate… en particulier le dosage des PSA (un marqueur sanguin du cancer de la prostate). C’est ainsi que le journal Le Monde, à propos de ce dépistage aux USA, n’hésite pas à parler de « désastre de santé publique immensément coûteux », dont la note s’élève à « au moins 3 milliards de dollars ». Inversement selon l’Association Française des Urologues (AFU) il y aurait « une diminution de plus de 30% du risque de mourir d’un cancer de la prostate dans une population soumise à un dépistage systématique ».

equipe médical

Luc BODIN