Autrefois dénommée « adénome prostatique », l’HPB constitue presque une évolution naturelle de la prostate tant cette pathologie est banale chez l’homme âgé. C’est ainsi que 60% des hommes après 60 ans en souffrent et presque 90% après 85 ans.

L’HBP est caractérisée par une augmentation du volume de la prostate (appelée hypertrophie ou hyperplasie) vers l’extérieur (vessie) ou/et vers l’intérieur (urètre). Le résultat est qu’elle va gêner l’évacuation de la vessie et le passage des urines dans l’urètre. Mis à part ces troubles urinaires, l’HBP est, comme son nom l’indique « bénigne », c’est-à-dire qu’elle ne dégénère pas en cancer.

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Les causes :

Les causes de l’HBP sont restées longtemps mystérieuses. Des arguments hormonaux ont été avancés notamment concernant la dihydrotestostérone (testostérone active) lorsqu’elle est élevée, ou encore une sensibilité plus importante des cellules prostatiques à la testostérone. Car inversement, il semblerait que les hommes castrés aient moins d’HBP que les autres.

Une cause génétique est également probable (mais non prouvée), car les antécédents familiaux semblent aussi déterminants dans la survenue de cette maladie.

Il existerait aussi des causes vasculaires.

Enfin, le syndrome métabolique semble aussi être un facteur favorisant.

Mais aujourd’hui, de nombreux arguments solides évoquent une inflammation chronique comme origine dans la survenue d’une HBP. Elle influencerait le volume prostatique, la progression de l’adénome et même le risque de complication. C’est ainsi que l’inflammation prostatique va devenir dans les temps prochains une cible préférentielle dans la prévention et le traitement de l’HBP. Les antioxydants auraient alors une place de choix et aussi la plante : Serenoa repens (Permixion) qui a démontré des actions anti-inflammatoires.

Luc BODIN