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Une très intéressante publication parue dans le « Lancet infectious deseases 2010 » et relayée par le journal médical JIM, explique que tous les ans, trois nouveaux micro-organismes (germes) pathogènes pour l’homme sont découverts. Ils proviennent tous du monde animal. Ainsi les nouveaux virus comme ceux de la grippe A ou de la grippe aviaire ne seraient pas des phénomènes rares ou exceptionnels, mais au contraire ils seraient la conséquence d’un processus naturel très banal. D’ailleurs, depuis toujours, les humains ont l’habitude de faire face à ce genre de situation nouvelle.

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L’équilibre entre les germes.

            L’article explique également que parallèlement à l’émergence de nouveaux germes, d’autres disparaissent, victime des progrès de la médecine, ou probablement « d’un monde auquel ils ne sont plus adaptés ». Ainsi la disparition des uns favoriserait l’apparition des autres, selon un large processus naturel que l’on appelle la vie. Par exemple, le bacille diphtérique qui est officiellement en voie de disparition sur la planète, grâce prétendument à la vaccination ( ?), aurait déjà trouvé son remplaçant « émergent ». Nous en aurons la confirmation dans quelques années.

            Un autre exemple nous fut donné dans l’analyse bactériologique des eaux du Gange. Les chercheurs s’attendaient à trouver un nombre considérable de germes dans cette eau. Les résultats montrèrent au contraire qu’elle n’en contenait pas plus qu’un autre fleuve. L’explication ? C’est qu’un équilibre s’est effectué au sein des espèces bactériennes elles-mêmes, le développement des unes limitant celui des autres.

La pathocétose

            Quant aux épidémies, elles répondent au concept de pathocénose qui a été élaboré dans les années 60 par Mirko Grmek. Il s’agit de la théorie des équilibres selon laquelle la survenue et le développement (son importance) d’une infection particulière dans la société dépendent tout simplement de la fréquence des autres. En d’autres termes, c’est l’élimination des autres germes qui laisse le champ libre au développement d’une infection. C’est pourquoi l’article pose la question fondamentale : « À se demander s’il faut réellement dépenser des millions pour inventer des antibiotiques et des vaccins qui ne feraient que préparer le lit de nouveaux arrivants ».

Luc Bodin