La respiration est un processus naturel et automatique que nous réalisons sans même nous en rendre compte, en moyenne 12 fois par minute. Elle est indispensable, car nous ne pouvons pas vivre plus de trois minutes sans respirer, alors que nous pouvons survivre trois jours sans boire et trois semaines sans manger…

Comme souvent, nous prenons conscience de notre respiration que lorsqu’elle nous manque, comme lors d’un effort, d’une course, d’un séjour en altitude… mais aussi en cas de maladies comme les bronchites (aiguës ou chroniques), les asthmes, les emphysèmes, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (PBCO), les insuffisances respiratoires ou cardiaques, les syndromes d’apnée du sommeil, pour ne parler que des plus fréquentes. Ce déficit respiratoire atteint des niveaux tels qu’en France, 250.000 personnes ont un besoin constant d’appareillages à domicile pour les aider à respirer : oxygénothérapie, ventilation assistée, aérosolthérapie, pression positive continue…

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Le rôle principal de la respiration est bien connu. Il consiste à apporter l’oxygène nécessaire à l’organisme. Il faut rappeler que celui-ci est indispensable à toutes les cellules. Car c’est à partir de lui que les mitochondries fabriquent l’énergie via l’ATP (adénosyl triphosphate) qui permet de faire fonctionner l’ensemble du corps, des muscles et des tissus.

Ainsi tous les organes ont besoin d’oxygène. Nous savons qu’un cœur privé d’oxygène produit un infarctus du myocarde ce qui détruit une partie du muscle cardiaque. Mais le plus gros consommateur est le cerveau. Car, bien que ne représentant que 2% du poids du corps, il consomme à lui seul près de 20% de l’oxygène respiré. L’apport d’oxygène est même privilégié dans les zones qui sont en train d’effectuer une tâche. La baisse du taux d’oxygène (hypoxie) au niveau du cerveau entraîne des troubles du sommeil, de la vigilance, de l’appétit, de la mémorisation,  de la concentration, du moral… Nous en avons l’expérience avec les aviateurs et les alpinistes chez qui il a été démontré qu’une heure de vol à 4000 mètres d’altitude diminue de 20% leurs capacités de travail mental.

Or, la baisse de l’oxygénation de l’organisme s’accentue avec l’âge, la sédentarité, le tabagisme, la pollution et diverses pathologies (métabolique, pulmonaire, cardiaque apnée du sommeil…). Mais elle commence aussi à se rencontrer chez des enfants de plus en plus jeunes (6 à 12 ans)… Cela va entraîner chez eux, des troubles du comportement, de la cognition et des performances scolaires… voire des attitudes d’opposition, des problèmes d’inattention, des hyperactivités… D’une manière générale, cette baisse de l’oxygénation du corps favorise également des troubles du sommeil nocturne et des somnolences diurnes responsables d’accidents de la route et du travail, mais aussi d’une inefficacité dans sa profession…

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Mais surtout une hypoxie chronique, c’est-à-dire persistante, est un facteur important d’acidose de l’organisme. Or celle-ci est la grande responsable de toutes nos maladies modernes : chute des cheveux, cellulite, fatigue, gastrite, colite, arthrose, allergies, varices, crampes, maux de tête, hypertension, calcul, ostéoporose, etc. Bien sûr, la mauvaise respiration n’est pas la seule responsable de cet état de fait, mais elle y participe grandement.

La respiration est aussi chargée d’éliminer les toxines volatiles de l’organisme. Nous savons par exemple que l’alcool est éliminé partiellement par la respiration et se retrouve dans les alcotests (air expiré). Donc, une baisse de la ventilation respiratoire en plus de faire baisser l’oxygénation du corps (et augmenter l’acidose) fera augmenter le taux de toxines qui ne seront plus correctement éliminées… Cet encrassement perturbera gravement le fonctionnement de l’organisme. Il sera encore aggravé en cas de respiration de produits toxiques, de tabagisme, de polluants, de microparticules, ce qui permettra l’entrée de nombreuses substances indésirables…

Enfin, du point de vue de la médecine énergétique, l’air est chargé d’ions positifs et négatifs. Or ce sont les ions négatifs (chargés de plus d’électrons) qui nous donnent notre vivacité et qui sont propices à la santé. Ce sont eux que nous respirons au bord de la mer, en haute montagne ou auprès des cascades. Ces ions favorisent le fonctionnement harmonieux de l’organisme… contrairement aux ions positifs qui sont semblables aux radicaux libres. Ils agressent l’organisme et sont responsables du vieillissement plus ou moins prématuré.

Ainsi, la respiration nous apporte bien plus que l’oxygène. Elle élimine les toxines et toxiques volatiles, mais aussi nous apportent des ions négatifs propices à la vie et l’énergie. Pourtant, notre vie moderne, chargée de stress, de sédentarité, de surpoids, a tendance à faire diminuer la ventilation pulmonaire et par là l’oxygénation du corps, ouvrant ainsi toutes grandes les portes à nos maladies de civilisation… Alors, et si nous commencions par bouger davantage ?

Luc BODIN