La levure de riz rouge (LRR) est devenue ces dernières années un produit incontournable dans la lutte contre les excès de cholestérol sanguin. Car ce problème se généralise dans notre société et d’un autre côté les traitements conventionnels sont souvent mal supportés.
La levure de riz rouge (LRR) appelée aussi Koji rouge, est tirée d’un champignon microscopique, le Monascus purpureus, qui se développe sur les cultures de riz.  En fermentant, ce champignon produit un pigment rouge ce qui a donné le nom à la levure. Ainsi, la LRR n’est pas du tout issue du riz, mais d’une levure rouge provenant de la fermentation d’un champignon.

femme sport
La principale action de la LRR est de diminuer les mauvaises graisses présentes dans l’organisme. Elle est donc tout indiquée pour les personnes désireuses de perdre du poids. Elle est intéressante en cas de surpoids, voire d’obésité, mais aussi simplement pour se maintenir à une certaine taille.
Son action sur les mauvaises graisses en a fait évidemment un excellent produit contre les excès de cholestérol sanguin (les hypercholestérolémies). Celle-ci est due principalement à la présence de monaclines qui sont en fait des statines (lovastatine) comme celles utilisées en médecine conventionnelle contre les hypercholestérolémies. Elles bloquent l’action de l’enzyme HMG-CoA réductase qui favorise la fabrication de cholestérol. Mais la LRR contient également des isoflavones, des phytostérols et des acides gras essentiels qui complètent son activité anticholestérolémiante.
C’est ainsi que la LRR permet de faire baisser le cholestérol et les triglycérides sanguins tout en augmentant les taux du bon cholestérol (HDL). Cette propriété apporte un effet très positif dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires. Le LRR permettrait en particulier, une récupération rapide après un infarctus du myocarde.
Il faut rappeler qu’en cas d’hypercholestérolémie, il convient d’abord d’entreprendre un régime pauvre en mauvais cholestérol (LDL) : suppression des jaunes d’œuf, des abats, de la charcuterie, du lait entier, des pâtisseries, de l’alcool, du beurre... Il est conseillé pour cela de consulter une feuille de régime hypocholestérolémiant et non de supprimer systématiquement toutes les graisses. Car parmi celles-ci se trouve du bon cholestérol (HDL) qui est très utile pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Il est d’ailleurs fortement conseillé d’augmenter le taux du HDL, en consommant notamment des acides gras polyinsaturés (oméga 3 notamment) : huiles végétales, poissons de haute mer, huile de périlla… Car plus le HDL sera élevé et le LDL sera bas, mieux cela sera.
Cependant, le régime hypocholestérolémiant ne suffit pas toujours à faire baisser le mauvais cholestérol (LDL). Car le cholestérol sanguin ne provient que pour une petite partie de l’alimentation. Il est surtout fabriqué par le foie. C’est pourquoi dans cette situation, une prise LRR peut être indiquée en complément du régime qui est toujours indispensable.
Le LRR contient une statine capable de faire baisser le LDL et monter le HDL, ce qui est très favorable. Mais comme toutes les statines, elle peut avoir des effets indésirables. Fort heureusement, étant naturelle et moins dosée que les traitements allopathiques, la LRR induit moins d’effets indésirables. Cependant, ceux-ci sont toutefois à connaître : douleurs musculaires, troubles digestifs, étourdissements, affections hépatiques (notamment des hépatites).
Aussi est-il raisonnable de la déconseiller chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, en cas de problème rénal ou hépatique (augmentation des transaminases), en cas de trouble de la coagulation ou de la prise d’anticoagulant, en cas de prise de statine… Il n’est pas conseillé non plus de la consommer plus de trois à quatre mois sans un avis médical.
Une autre action remarquable de la LRR serait son effet protecteur contre certains cancers  - des auteurs parlent jusqu’à 50% de risque en moins – notamment concernant ceux du pancréas, du sein, de la prostate et du poumon. Mais des études supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer le rapport bénéfices/risques de ce genre de traitement qui doit être suivi au long court. 
Luc BODIN