L’hiver est long et rigoureux cette année. Au fil des mois, une fatigue s’installe et les infections guettent. Il convient de réagir sans tarder afin de récupérer son tonus, mais aussi de mieux s’adapter aux fréquentes variations climatiques.

La première chose à faire est de recommencer à faire régulièrement de l’exercice, à l’extérieur lorsque le temps le permet, en salle ou même chez soi : prendre les escaliers plutôt que les ascenseurs, aller au travail ou faire ses courses à pied, effectuer quelques mouvements de gymnastique au saut du lit. La marche d’un pas vif est aussi une excellente solution.

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Ensuite, une bonne respiration et surtout une bonne oxygénation sont importantes. L’oxygène constitue la principale source d’énergie de nos cellules. En effet, à partir de l’oxygène, les mitochondries des cellules fabriquent l’ATP, qui fournit l’énergie au corps.
Pour s’oxygéner, ne pas hésiter à effectuer plusieurs fois par jour, de grandes respirations – de préférence à l’extérieur et en milieu non pollué – qui apporteront aussi une merveilleuse détente physique et psychique.

Le temps du sommeil est également à prendre en compte. Une ou deux heures de sommeil en plus sont conseillées l’hiver par rapport à l’été, se calquant ainsi sur le rythme des saisons avec des nuits plus longues l’hiver que l’été. Le sommeil est un élément essentiel à la récupération. C’est durant cette période que le corps se répare des dégradations qu’il a pu subir durant la journée du fait de nos activités. Il ne faut pas le négliger.
Or, il a été noté que les Français dormaient de moins en moins longtemps. En cas de difficulté à trouver le sommeil ou en cas de réveils nocturnes fréquents, il ne faudra pas hésiter à s’aider pendant quelque temps de plantes comme la Valériane (surtout) mais également la passiflore, l’aubépine, l’escholtzia californica

Question alimentation, il faut commencer par boire davantage d’eau. Car le chauffage à l’intérieur des lieux de vie et de travail est desséchant et la déshydratation du corps est une cause importante de fatigue. Un apport hydrique abondant permettra de remonter l’état général et d’éliminer les toxines. La prise d’eau de source à raison de 1,5 litre est conseillée, voire davantage selon les activités réalisées.

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Autrement une alimentation variée et surtout légère pour le foie permettra une bonne récupération : pour cela il est conseillé de limiter les sucreries, les graisses cuites, les sauces, les fritures, les laitages entiers, l’alcool… et de favoriser les crudités et les fruits dans la mesure du possible. Les huiles sont importantes – en quantité limitée – comme l’huile de noix, de colza, d’olive qu’il conviendra de mélanger ou de prendre alternativement pour leurs apports en acides gras mono et poly-insaturés oméga 3 et 6. Les poissons de haute mer sont également intéressants car moins pollués et grands fournisseurs d’oméga 3.

Les repas riches et lourds sont souvent nombreux durant l’hiver. Une détoxication du corps est souvent intéressante en association avec les mesures précédentes. Elle contribuera à nettoyer l’organisme des toxines et des toxiques qui s’y étaient accumulés, ce qui contribuera à apporter un sommeil récupérateur.

Pour cela il faudra veiller tout d’abord à avoir un bon transit intestinal. Car la constipation est fréquente en cas de sédentarité comme c’est souvent le cas durant l’hiver. Dans ce cas, le Triphala est un remède souverain à suivre pendant quelques jours. Il contribuera à purifier l’intestin et par là l’organisme tout entier.

En cas de digestion lente, de pesanteur, de ballonnement ou de dyspepsie, une stimulation du foie par le desmodium et/ou le chardon Marie est souvent la bienvenue pendant quelques semaines.

Enfin pour faire un grand nettoyage du corps, rien de mieux qu’une cure de jus d’aloe vera qui stimulera la digestion autant que les organes éliminateurs. La spiruline peut être une excellente alternative.

Du côté des remèdes aptes à lutter contre la fatigue, le premier auquel il convient de penser est le magnésium qui est très souvent carencé. Le co-enzyme Q10 est aussi important, car comme le magnésium, il participe à la fabrication de l’énergie du corps (avec l’oxygène).

Autrement, l’acérola est une plante à considérer pour sa richesse en vitamine C, ainsi que l’huile de foie de morue pour sa vitamine D souvent carencée l’hiver. Il faudra penser enfin aux reconstituants généraux comme le ginseng, le lithothamne, le maïtaké, le shiitaké, la gelée royale, la griffe du chat… Du côté des oligoéléments, le zinc est souverain. Il permet la régénération de l’organisme et la relance de l’immunité, ce qui est particulièrement indiqué en cette période. Quant au complexe cuivre-or-argent, il permet de remonter le physique autant que le moral et l’immunité, ce qui toujours bon à prendre.

Donc, de nombreuses solutions existent pour se sortir de la léthargie hivernale qui, sinon, constitue un terrain favorable à la déprime et aux infections.

Luc Bodin