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Au cours d’une journée, notre organisme subit de subtiles modifications physiologiques : le taux de nos hormones par exemple, ne sont pas les mêmes le matin et le soir. Ceci est logique parce que le matin, il faut nous réveiller pour l’action, et le soir nous détendre pour le repos de la nuit… Notre corps est réglé sur une horloge biologique interne régulée par l’épiphyse, une petite glande située dans le cerveau.

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Or, il s’avère que les administrations de chimiothérapies anticancéreuses qui tiennent compte de l’horloge biologique de la personne induisent moins d’effet indésirable. C’est ainsi que la chronothérapie est née. La seule difficulté est de déterminer le rythme biologique de chaque personne afin de savoir quel est le moment propice de la journée pour donner le traitement. La température du corps semble être un élément intéressant pour le déterminer.

En France, une quinzaine de services anticancéreux ont déjà recours à la chronothérapie.

Les médecines traditionnelles utilisaient déjà cette technique pour administrer leur remède. Leur but n’était pas de minimiser les effets indésirables, mais au contraire d’améliorer l’efficacité du produit administré. Ainsi, pour lutter contre la douleur, les Indiens d’Amérique donnaient de l’écorce de saule blanc (contenant de l’aspirine) le soir ce qui permettait de donner des doses moindres pour une même efficacité… La science rejoindrait-elle la tradition ? 

Luc Bodin