Les complications du diabète sont nombreuses. Ce sont elles qui en font une maladie potentiellement grave si elle n’est pas traitée de manière satisfaisante.

Plusieurs types de complications sont à redouter :

  • Hypoglycémies sont toujours possibles. Elles peuvent entraîner des dégradations cérébrales si elles sont fréquentes. Elles peuvent aussi conduire à des pertes de connaissance pouvant être graves en l’absence de traitement immédiat, et des chutes avec risque de fracture.
  • Hyperglycémie élevée : Il est nécessaire de faire immédiatement une analyse avec une bandelette urinaire à la recherche de présence de sucre et d’acétone.
    • Si présence d’acétone : l’hospitalisation est indispensable pour réaliser un traitement à l’insuline.
    • Si absence d’acétone : il n’y a pas d’urgence. Mais il va falloir modifier le traitement. Souvent, il convient d’introduire de la metformine.

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Les élévations importantes  de la glycémie entraînent aussi des risques importants de comas comme les comas acido-cétosiques et les comas hyperosmolaires qui sont très sérieux.

  • Artériopathies consistent en une atteinte des petits vaisseaux des extrémités et du cerveau. Elles sont souvent associées aux neuropathies. Les conséquences en sont les angines de poitrine, les infarctus du myocarde ainsi que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les gangrènes des extrémités, ce qui constitue des complications graves voire mortelles.

Pour les artériopathies périphériques, les signes précurseurs sont la peau fine, la disparition de la pilosité, l’épaississement des ongles et les pieds froids.
Le traitement consistera en des tentatives de revascularisation avec les vasodilatateurs et/ou fluidifiants (anti-aggrégants plaquettaires, aspirine), mais aussi des pontages artériels (chirurgicaux) associés aux soins locaux.

  • Neuropathies sont l’atteinte des nerfs à cause de leur mauvaise oxygénation par le sang. Ils produisent des picotements, des fourmillements, des troubles de la sensibilité, des douleurs qui atteignent d’abord les extrémités, les doigts et les orteils. Puis, ces troubles remontent progressivement le long des bras et des jambes. D’autres nerfs peuvent aussi être atteints au niveau du tube digestif, du cœur…

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  • Des troubles sexuels. Une complication fréquente du diabète est l’impuissance masculine, qui est à la fois secondaire à l’artériopathie et à la neuropathie. De plus, le diabète peut diminuer la sécrétion de testostérone mais aussi la fertilité des hommes en endommageant l’ADN des spermatozoïdes.
  • Néphropathies, c’est-à-dire les dégradations des reins par les artériopathies. Cela peut conduire à une insuffisance rénale irréversible.
  • Rétinopathie, les artériopathies conduiront à une détérioration progressive de la rétine et par là de la vision
  • Infections bactériennes, virales et mycosiques à répétition ou chroniques sont des complications fréquentes des diabétiques. Elles nécessitent souvent des traitements lourds : antibiothérapie, voire chirurgie. Mais il ne faudrait pas oublier tout l’intérêt des huiles essentielles dans cette indication.
  • Pied diabétique survient surtout après 15 ans d’évolution du diabète. Il est dû à une neuropathie (atteinte des nerfs) ce qui diminue la sensibilité des pieds, principalement à la douleur. Le pied se déforme et les appuis changent. À cela s’ajoute l’atteinte artérielle (artériopathie) du pied.

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o   C’est ainsi que les zones de frottement, les plaies ou les traumatismes (corps étranger dans une chaussure, brûlure par une bouillotte, un ongle mal traité, une marche pied nu, des chaussures neuves…) ne sont pas perçus par la personne. Elles ne cicatrisent pas bien et se surinfectent souvent… entraînant des ulcérations chroniques comme le mal perforant plantaire qui est une ulcération se produisant sur un point d’appui du pied.

    • De plus, la neuropathie peut être responsable du « pied de Charcot » consistant en une dénervation de l’os, une décalcification voire des fractures multiples.

Toutes ces complications multiplient les risques d’amputation chirurgicale du pied, d’où la nécessité d’une prise en charge précoce de ces lésions.

Les crampes nocturnes, les excès de cornes, les déformations du pied, la sécheresse de peau et surtout une baisse de la sensibilité objectivée au mono filament… sont des signes devant évoquer la survenue d’un pied diabétique.

Le traitement passera par une suppression temporaire de l’appui, un alitement, des chaussons de décharge, voire une immobilisation plâtrée en complément des soins de peau.

  • Cancers : le diabète et les taux élevés de sucre favoriseraient la survenue de cancer notamment de cancer du pancréas mais aussi du sein, de l’œsophage, du foie, du côlon, du rectum, du col de l’utérus…

 

Luc Bodin