Le but du traitement antidiabétique est de faire descendre l’HbA1C en dessous de la barre des 7%. Le diabète de type 1 nécessitera comme traitement exclusif de l’insuline à action prolongée qui sera prescrite sous forme injectable (sous-cutanée) à réaliser plusieurs fois par jour.

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Le traitement du diabète de type 2 comportera dans un premier temps des remèdes oraux, avant le passage à l’insuline. Il existe différents traitements comme les biguanides (metformine), les sulfamides hypoglycémiants, les glinides, les glitazones, les inhibiteurs des alpha-glucosidases et les incrétines (inhibiteurs de DPP-4).  Ils seront choisis selon leur site d’activité :

  • Pour lutter contre l’insulinorésistance : l’activité physique, la perte de poids, la metformine, les glitazones, le rimonabant.
  • Pour le déficit en insuline : les sulfamides hypoglycémiants et le rimonabant.
  • Pour épargner l’insuline lors des repas : les inhibiteurs des alpha-glucosidases.
  • L’insuline pour supplémenter les insulinopénies.
  • Les analogues du GLP-1 et les inhibiteurs de la DPP-4

Ensuite, le traitement évoluera par étapes parce que le diabète est une maladie évolutive et que l’insulinopénie va se développer de manière de plus en plus intense. Le régime et les traitements permettent de freiner cette évolution et de prévenir les complications. 

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  • Dans un premier temps si le diabète est marqué, prendre une monothérapie en général la Metformine ou le TZD (Nictazol).
  • Lorsque la HbA1C passe au-dessus de 6,5%, il faut passer à une bithérapie :
    • Si surpoids, hypertension artérielle ou excès de cholestérol : Metformine et TZD.
    • Si HbA1C élevée  ou si le traitement précédent inefficace, passer à : metformine et sulfamide hypoglycémiant (Daonil).
  • Si bithérapie inefficace : faire une trithérapie.
  • Si trithérapie inefficace : ajouter un inhibiteur de la DPP-4 (incrétine).
  • Si HbA1C au-dessus de 7% : passer à l’insuline injectable. Ce passage est un passage obligé lorsque le diabète évolue depuis de nombreuses années. Ce n’est pas un échec des traitements, c’est que l’insulinopénie s’est développée et nécessite d’être compensée.

Le Xénical peut être intéressant pour obtenir une perte de poids chez le diabétique. Il diminue l’absorption des graisses par l’intestin. Il est souvent bien toléré mis à part quelques possibles dérangements intestinaux.

Female Scientific Research Team With Clear Solution In Laborator

 

Le traitement diabétique s’accompagne presque systématiquement de :

  • Statine, un hypocholestérolémiant qui prévient les complications cardiovasculaires du diabète, même si la cholestérolémie est normale.
  • IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion) pour protéger le cœur et la tension.
  • Aspirine pour fluidifier le sang et traiter les éventuelles artériopathies.
  • Arrêt du tabac.

 

À l’avenir, les traitements du diabète seront probablement totalement différents. C’est ainsi qu’étonnamment un traitement anticancéreux, l’imatinib (inhibiteur de la tyrosine kinase), a permis une réduction d’un diabète de type 2 qui était sous insuline…  Mais aussi actuellement sont mises au point des greffes de cellules du pancréas. Elles ont déjà permis la production d’insuline chez certains volontaires. Elles constituent une voie pleine d’espoir.

Par ailleurs, une étude a montré que l’importance de la quantité des graisses situées  autour du pancréas, vues grâce à certaines techniques IRM, était corrélée au risque de développer un diabète ultérieurement. Alors est-ce que des traitements visant à diminuer cette graisse réduiront le risque de diabète ? C’est le but d’un certain nombre d’études en cours de réalisation.

Luc Bodin