Dans plus de 90 à 95 % des cas, l’HTA est dite essentielle ou idiopathique, c’est-à-dire qu’aucune cause n’est retrouvée, si ce n’est l’âge. C’est ainsi qu’à 80 ans l’HTA atteint 75% des personnes.  
Sinon, il peut s’agir de :
  • une coarctation (rétrécissement) de l’aorte.
  • un syndrome de Cushing (excès du cortisol sang - hypercorticisme).
  • un syndrome de Conn (tumeur de corticosurrénale induisant une sécrétion excessive d’aldostérone.
  • un phéochromocytome (tumeur de la médullosurrénale riche en adrénaline et noradrénaline).  
Les facteurs favorisant l’HTA sont :
  • une consommation excessive de réglisse.
  • une contraception orale.
  • une grossesse (toxémie gravidique).
  • une alimentation trop salée. 
  • le tabagisme.
  • l’alcoolisme.
  • le surpoids.
  • la sédentarité.
  • certains médicaments.
  • le stress et les chocs émotifs prolongés. 
  • le bruit : Une étude a démontré qu’un bruit dépassant 35 décibels (avions, voiture, ronflement…) lors du sommeil de nuit, faisait augmenter la pression artérielle de 6,2 mmHg pour la systolique et de 7,4 mmHg pour la diastolique. Ainsi les personnes vivant à côté d’un aéroport depuis plus de 5 ans, ont un risque augmenté de HTA.
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Enfin, des recherches ont démontré que le CytoMégalo Virus (CMV) chez la souris était capable d’induire une augmentation de tension artérielle. Cela se produirait par l’action d’un processus inflammatoire qui aurait augmenté l’expression de la rénine et de l’angiotensine II (deux facteurs induisant l’HTA). Si cette expérience est confirmée chez l’homme, cela signifierait qu'à l’avenir, il serait possible de traiter certaines HTA avec des antiviraux. 
Luc Bodin