Le zona guérit tout seul en trois à quatre semaines. Le traitement vise surtout à accélérer la cicatrisation de la peau et du nerf, soulager les douleurs, éviter les complications et prévenir la douleur post-zostérienne.

equipe médical

Le traitement du zona a été révolutionné par l’arrivée des anti-viraux (famciclovir (Oravir), valaciclovir (Zelitrex), acyclovir (Zovirax) …) qui agissent directement sur le virus causal. Ils permettent entre autres, une guérison plus rapide des lésions cutanées, une atténuation de la douleur et une diminution du risque de douleur post-zostérienne.
Cependant pour avoir le maximum d’efficacité ces traitements doivent être entrepris dès le début de la maladie (dans les trois premiers jours de préférence). Leurs effets secondaires sont proches de ceux des antibiotiques, mais aussi lorsqu’ils sont utilisés à forte dose, ils sont capables de provoquer des douleurs musculaires, une atteinte nerveuse (neuropathie) et une chute des globules blancs ou des plaquettes. C’est surtout chez les personnes immunodéprimées que les antiviraux sont administrés à forte dose et en perfusion.

Les antidouleurs (analgésiques) de classe I ou II (paracétamol simple, caféiné, voire codéïné) seront indiqués selon l’intensité des douleurs. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène) sont quelquefois indiqués pour soulager l’inflammation du nerf atteint. Ces traitements sont également indiqués en cas de douleur post-zostérienne. Mais pour cette dernière il est souvent préférable d’utiliser les mêmes antidouleurs que dans les douleurs neuropathiques comme le tramadol, des antidépresseurs ou des antiépileptiques (carbamazépine, amitriptyline, prégabaline, gabapentine) à faibles doses et maintenant des patchs ou des compresses à base de lidocaïne (Versatis). 

D’autres remèdes sont à l’étude comme les cannabinoïdes ou les neurotrophines GDNF. D’autres traitements ont été également préconisés en cas de DPZ intenses comme les neurostimulations transcutanées et les injections intrathécales de cortisone et lidocaïne. Mais en cas de DPZ persistante, il est préférable de consulter dans un centre anti-douleur.

Les antiprurigineux (anti-démangeaison) ont quelquefois une efficacité.

L’Interféron a été utilisé en cas de baisse immunitaire, mais aussi les corticoïdes pour diminuer la douleur et le risque de douleur post-zostérienne.

Le vaccin

La vaccination contre la varicelle n’a pas démontré son efficacité pour prévenir le zona. Des essais sont en cours avec des dosages plus élevés de vaccin… pour les personnes âgées.

Luc Bodin