Les règles hygiéno-diététiques :
La première chose à faire lors de la découverte d’une HTA et avant toute instauration de médicaments, est de suivre un certain nombre de règles hygiéno-diététiques :
  • Une perte du surpoids est toujours impérative. Elle peut, à elle seule, faire disparaître l’HTA.
  • Une limitation de la consommation de sel à 5 à 6 g/j.             
     Le sel se trouve en grande quantité dans les charcuteries, les fromages, les conserves, les plats préparés, la moutarde, le vinaigre, les fruits de mer…            
     Il est conseillé aussi de supprimer la salière sur la table et de remplacer le sel par des condiments, des épices et autres produits relevant le goût des aliments sans apport de sel. 
  • Une diminution de la consommation d’alcool. 
  • Une diminution de la consommation de café,
  • Un arrêt du tabac et des drogues est impératif,
  • Une activité physique régulière plusieurs fois par semaine.
  • Un arrêt de la réglisse et du pastis.
  • Un arrêt de la pilule et la prise d’un autre moyen de contraception.
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Mais aussi il convient d’éviter tout ce qui peut faire monter la tension : les efforts physiques importants, le stress, les contrariétés, les bains de soleil, les séjours en altitude…
Ces simples mesures peuvent suffire à faire revenir la tension artérielle à des valeurs normales. Ce ne sera qu’en cas d’échec, qu’un traitement sera institué. Il sera généralement prescrit à vie. 
Les traitements conventionnels :
Plusieurs classes de traitements anti-hypertenseurs sont actuellement sur le marché :
  • Diurétiques : Lasilix, Fludex, Aldactazine, Aldactone
  • Bêtabloquants : Sectral, Seloken, Corgard, Célectol
  • Alphabloquants : Minipress, Trandate, Alpress
  • Antihypertenseurs centraux : Catapressan, Aldomet, Hyperium
  • Inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) : Lopril, Renitec, Corversyl
  • Inhibiteur calciques : Adalate, Loxen, Tildiem, Amlor
  • Antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARAII) : Tareg, Cozaar, Loortan
  • Inhibiteurs directs de la rénine qui constitue une nouvelle classe thérapeutique : Rasilez
Il existe aussi de nombreuses associations médicamenteuses actuellement commercialisées.
Le choix du remède dépendra de l’importance de la tension artérielle, de l’âge de la personne, de l’existence éventuelle de complication cardiovasculaire, de la présence d’antécédents particuliers et de la prise éventuelle d’autres médicaments. Le traitement commencera généralement par la prise d’un médicament unique quotidien. Ce n’est qu’en cas de résistance à cette monothérapie que des associations médicamenteuses seront utilisées. 
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Le retour à la normale d’une HTA n’est pas toujours chose aisée, il faut parfois essayer plusieurs remèdes ou associations avant de trouver le bon… Mais il est important de persévérer jusqu’au résultat final. Car d’après les études réalisées, seule une personne sur deux serait correctement équilibrée par son traitement. Les autres ne sont donc aucunement protégées contre les complications de l’HTA. 
Le traitement instauré est à prendre quotidiennement et sans interruption. Car les remèdes n’ont qu’une efficacité temporaire de plusieurs heures. Ceci est voulu pour éviter tout risque de surdosage. Mais le revers de la médaille est qu’en cas d’oubli de son médicament, la tension remonte aussitôt. 
De même, il ne faut jamais diminuer les posologies d’un traitement antihypertenseur sans avoir demandé au préalable l’avis de son médecin.
En revanche, si ces traitements antihypertenseurs protègent efficacement la personne contre les complications cardiovasculaires de l’HTA, ils ne sont pas dénués d’effets secondaires. Ceux-ci sont très variés et dépendent du / des remèdes choisis. Parmi les effets secondaires fréquemment rencontrés, il y a : l’allergie, la fatigue, les chutes de tension, l’impuissance, les troubles digestifs, les oedèmes des jambes, des bouffées de chaleur, etc.
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L’avenir : 
Actuellement, un certain nombre de laboratoires, comme la firme suisse Cytos Biotechnology, se sont attelés à la mise au point d’un vaccin contre l’HTA. L’objectif étant de bloquer l’angiotensine II, une hormone qui régule la pression artérielle au travers du SRAA (système rénine-agiotensine-aldostérone).             
 Les premiers essais sur l’homme seraient prometteurs, mais cette méthode nécessite d’effectuer encore des nombreux contrôles afin de s’assurer ne pas induire par ce biais, des maladies auto-immunes.  
Luc Bodin