Les signes de l’HTA
Cette pathologie est généralement silencieuse, c’est-à-dire qu’elle ne provoque aucun symptôme pouvant faire évoquer sa présence. Cependant, dans d’autres situations, des signes peuvent orienter vers une HTA. 
Ce sont : les maux de tête, les vertiges, les mouches volantes ou un brouillard devant les yeux, les saignements de nez, une fatigue, des crampes, des envies fréquentes d’uriner, une gêne respiratoire… Tous ces signes, lorsqu’ils sont fréquents ou répétés, doivent conduire à consulter un médecin qui vérifiera la tension artérielle.  
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 Bilan des autres facteurs de risques cardiovasculaires :
Lorsqu’une HTA est confirmée, il est indispensable de rechercher systématiquement les autres facteurs de risques cardiovasculaires qui pourraient aggraver la situation de la personne : 
  • L’âge de la personne : plus 50 ans chez l’homme et plus de 60 ans chez la femme. 
  • Un diabète.
  • Un excès de cholestérol et surtout des LDL.
  • Un excès de triglycérides. 
  • Un tabagisme en cours ou arrêté depuis moins de 3 ans.
  • Un surpoids qui se traduit par une augmentation du périmètre ombilical : supérieur ou égal à 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme.
  • La sédentarité.
  • Des antécédents familiaux d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou de mort subite.
  • La présence chez la personne de complications cardiaques, rénales, cérébrales ou artérielles secondaires à cette HTA.
A ceux-ci s’ajoutent maintenant :
  • Une augmentation de l’homocystéine qui est un acide aminé soufré provenant des protéines alimentaires. Elle est normalement transformée en méthionine et/ou en cystéine. Or, certaines carences, notamment en vitamines B, font augmenter son taux ce qui s’avère nocif pour l’organisme. 
  • Une carence en vitamine D.
Selon l’importance et le nombre de facteurs de risque observés chez la personne et la hauteur de l’élévation de sa tension artérielle, le médecin évaluera son niveau de risque individuel. Celui-ci conditionnera directement la sévérité du traitement à entreprendre. Car les objectifs de baisse de tension, seront plus importants en cas de risque associé et/ou d’HTA élevée, qu’en cas de petite HTA sans autres facteurs de risques retrouvés.  
Les examens 
Lorsqu’une HTA est découverte, un certain nombre d’examens s’avèrent nécessaires, dans le but de rechercher une cause éventuelle, mais aussi pour regarder les éventuelles répercussions de cette HTA sur l’organisme. Pour cela, le médecin procédera à : 
  • Un examen physique qui, généralement, ne retrouve rien en cas d’HTA essentielle. En cas d’HTA secondaire, il est possible déjà de noter des signes évocateurs de la cause comme l’absence de pouls fémoraux en cas de coarctation de l’aorte, une prise poids ou un faciès particulier en cas de syndrome de Cushing, etc. 
  • Le bilan sanguin d’une HTA comporte au minimum :
    • kaliémie (potassium), créatinine, cholestérol (HDL, LDL), triglycérides, glycémie…
    • dosage de l’homocystéine et de la vitamine D. 
    • Recherche de protéinurie évocatrice d’une complication rénale. 
    • recherche d’une microalbuminurie qui est révélatrice de facteurs de risque de mortalité cardiovasculaire chez les personnes hypertendues.
    • dosages hormonaux (cortisol, adrénaline, aldostérone) en cas de suspicion d’HTA secondaire.
  • Une consultation cardiologique où sera effectué un électrocardiogramme (ECG) qui permettra de repérer les éventuelles répercussions de l’HTA sur le cœur.
  • Une consultation ophtalmologique, où seront effectués des contrôles de la vue, de la rétine et surtout des artères de la rétine par un fond d’œil (FO). Car celles-ci sont le reflet de l’ensemble des artères de l’organisme.
Les complications souvent graves d’une HTA rendent ces contrôles essentiels. Ils sont à renouveler au moins une fois l’an en cas d’HTA équilibrée, davantage en cas de déséquilibre ou de doute sur l’apparition d’une complication.
 
La surveillance de l’HTA
Une surveillance est indispensable. Elle se fera par les auto mesures de la tension à domicile… mais aussi par des bilans sanguins (ionogramme), cardiologiques (ECG) et ophtalmologiques (FO) qui se feront tous les 6 à 12 mois selon l’importance de l’HTA. 
Luc Bodin