.

La chirurgie laisse un sein plus ou moins atrophié selon la taille de la tumeur enlevée. Des cicatrices peuvent être disgracieuses ou douloureuses. Des prothèses de mieux en mieux conçues sont de bons palliatifs en attendant une reconstruction du sein.

Celle-ci est réalisée grâce à des prothèses salines ou en gel de silicone, voire aussi en positionnant des lambeaux musculaires prélevés à distance. Mis à part pour les jeunes femmes où l’aspect esthétique est très important, il est conseillé d’attendre que les traitements et le temps de surveillance soient terminés avant d’envisager ce genre d’intervention.

cath lab 3

L’ablation des ganglions axillaires peut générer la survenue d’un syndrome du gros bras dû à un lymphoedème, c’est-à-dire une circulation lymphatique qui se fait mal du fait de l’ablation des ganglions lors de l’intervention.         

Des drainages lymphatiques, la pose de manchon compressif, voire des traitements médicamenteux (Extranase, Endotelon et autres) peuvent améliorer la situation. Certains hôpitaux proposent maintenant la greffe de ganglions en remplacement de ceux qui ont été enlevés. Les résultats seraient très intéressants.

De nombreux effets secondaires sont possibles à la suite des traitements. Ils sont différents selon les chimiothérapies instaurées, comme les nausées et vomissements, les pertes de cheveux, sourcils et poils, les problèmes buccaux (mucites), les troubles de l’appétit, les douleurs, le syndrome pied-main, les diarrhées ou les constipations, les infections, les troubles du goût, les sécheresses des muqueuses, les bouffées de chaleur, les baisses de la libido, etc., mais surtout une fatigue et une anxiété voire un état dépressif.        
Des traitements adaptés existent pour chaque situation. (voir pour cela le livre du Dr Bodin « Mieux vivre la thérapie du cancer aux éditions du Dauphin)

 La radiothérapie peut induire une radiodermite (inflammation de la peau)  voire des atteintes plus sévères sur les organes sous-jacents comme la plèvre, les côtes, les poumons… lorsque la tumeur était très profonde.

 Dr Luc Bodin