En cas de stérilité persistant depuis plusieurs mois, il convient de revoir en premier lieu son hygiène de vie : supprimer le tabac et le cannabis, limiter l’alcool et le café, apprendre à gérer son stress, perdre son surpoids, s’éloigner des pollutions et des champs électromagnétiques, n’utiliser que des produits écologiques pour l’entretien de la maison et du jardin, manger biologique, éviter les sources de chaleur prolongée sur le bas ventre, faire de l’exercice, s’oxygéner… et avoir des rapports sexuels tous les 2 ou 3 jours pendant la période de l’ovulation. Il ne faut pas non plus que cela soit une contrainte… de la tendresse et de l’amour, c’est la devise !

L’infertilité est souvent ressentie comme un échec, une honte, une culpabilité, une dévalorisation… il est important de sortir de ces pensées… personne n’est coupable, personne n’est responsable. Il faut regarder l’avenir (et non le passé) et accepter simplement de changer son mode de vie pour mener une vie plus saine…

femme

Lorsqu’une cause est retrouvée, le traitement de la stérilité se confondra avec le traitement de la cause : endométriose, trompes de Fallope bouchées, utérus déformé, varicocèle chez l’homme, hyperprolactinémie, etc.

Mais en dehors de ces situations, lorsqu’aucune cause n’est observable, ce sont souvent les problèmes hormonaux qui sont les responsables : un traitement hormonal (œstrogène, progestérone ou testostérone) pourra déjà commencer à régulariser les cycles hormonaux chez la femme ou relancer la spermatogenèse chez l’homme.

En cas d’échec des traitements entrepris, des inducteurs de l’ovulation pourront être proposés pour relancer l’ovulation. Ils consistent à débloquer la fabrication de la FSH, une hormone du cerveau qui permet la maturation d’un ovule. Un contrôle échographique de l’ovulation est possible conjointement. Les remèdes sont nombreux (Clomid, Gonadotrophine chorionique endo, Luveris…). Ils se présentent sous forme de comprimés oraux ou de produits injectables (quelquefois avec une pompe à demeure qui distille lentement le produit pendant toute la période normale d’ovulation).

Ensuite, si les inducteurs n’ont pas été efficaces, il faudra recourir à l’AMP. Aujourd’hui, un enfant sur 20 naît grâce à une des ces techniques : 

–    Insémination artificielle avec le sperme du conjoint ou à défaut d’un donneur est indiquée en cas d’échec des inducteurs de l’ovulation, d’anomalie du col utérin ou de la glaire, d’insuffisance de spermatozoïdes, de problème d’érection ou d’éjaculation.

–    Fécondation in vitro (FIV) qui consiste à féconder en éprouvette deux ou trois ovules avec des spermatozoïdes (du mari ou à défaut d’un donneur) et à replacer un embryon dans l’utérus maternel, alors que les autres embryons sont congelés (qui pourront être utilisés en cas d’échec de la première tentative). Une éclosion assistée, qui consiste à attendre 5 ou 6 jours avant l’implantation, peut être efficace dans certains cas. La technique « d’hybridation génomique comparative» (HGC array) permet maintenant de sélectionner les ovules dépourvus d’anomalie chromosomique et donc plus aptes à être fécondés.  Dans d’autres situations, la FIV se fera avec les ovules d’une donneuse. Enfin, l’embryon pourrait également être implanté chez une « mère porteuse »…

–    Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) consiste à faire pénétrer artificiellement un spermatozoïde dans l’ovule. Cela permet des fécondations avec le sperme du mari lorsqu’il est déficient.

Pour avoir une idée des chances de succès de ces thérapies, il faut savoir que sur 1000 tentatives de FIV, une implantation d’embryon sera réalisée chez 830 femmes. Environ 260 d’entre elles, auront un test de grossesse positif… pour aboutir à 180 d’entre elles qui auront un enfant… Quoi qu’il en soit, les FIV peuvent largement compenser la stérilité chez les femmes jeunes, mais beaucoup moins chez les femmes plus âgées. Ces traitements sont souvent longs et pénibles à supporter. Ils s’accompagnent souvent de prise de poids plus ou moins importante ainsi que d’autres désagréments (problèmes cutanés, digestifs…).

D’autres traitements sont aussi très intéressants :

•    L’alimentation est le premier élément à considérer. Elle doit être biologique, et riche en fruits, légumes et crudités pour les antioxydants… et en huile d’olive, de noix et de poissons pour les oméga 3 et 6. Les sucreries, l’alcool et le café seront limités.

•    La nutrithérapie permettra de combler les carences en fer, mais aussi d’apporter des antioxydants capables de lutter contre la pollution des radicaux libres, du co-enzyme Q10 qui a démontré son efficacité sur la stérilité, du magnésium et de la vitamine B6 qui apporteront de l’énergie favorable à l’ovulation et la spermatogénèse et lutteront contre le stress, de l’huile d’onagre qui est très intéressante dans les désordres hormonaux féminins, mais surtout du zinc et du zinc-cuivre qui agiront pour relancer les hormones sexuelles. Il peut être intéressant de faire des dosages sanguins pour rechercher un déficit en vitamine D et en iode.

•    L’homéopathie apporte de nombreux remèdes capables de rééquilibrer les hormones sexuelles (selon les situations) mais aussi de relancer l’ovulation. Par exemple, une dose d’Ovaire 4CH ou d’Hypophyse 4CH vers le 12e ou 13e jour du cycle est souvent efficace.

•    En phytothérapie, une plante souveraine en cas d’infertilité féminine, il s’agit de la sauge. Chez l’homme on s’intéressera davantage au Tribulus ou au Ginseng.

•    L’acupuncture, l’auriculothérapie, le Qi Gong sont des méthodes qui relancent la circulation énergétique. Elles produisent souvent d’excellents effets sur l’infertilité.

•    La psychothérapie, la PNL, l’EFT pourront agir sur le stress occasionné par l’infertilité… ainsi le stress peut à la fois être cause et conséquence. Certaines femmes sont si désireuses d’avoir un enfant, si angoissées à l’idée de ne pas arriver à en avoir un… que cette seule angoisse les bloque et inhibe l’ovulation… Un petit travail psychologique les aidera à surmonter cette angoisse… ce qui peut aussi résoudre quelquefois le problème de l’infertilité.

•    La médecine énergétique est aussi très efficace. Des blocages énergétiques au niveau d’un ovaire ou d’un testicule sont souvent à l’origine d’une stérilité. La levée de ce blocage solutionne souvent l’infertilité dans les deux mois.

•    Enfin en cas d’intoxication par un polluant, une détoxication s’impose : chlorella biologique, coriandre, ail, spiruline, Humifulvate, sélénium…

•    Les champs électromagnétiques pulsés…

La stérilité est devenue un fléau dans nos sociétés modernes, la connaissance des  causes en explique parfaitement les raisons. Des solutions existent, mais cela n’empêche pas le long chemin à parcourir pour enfin arriver à accoucher d’un merveilleux bébé. 

Dr Luc Bodin