Pendant longtemps la stérilité fut reléguée à quelques cas épisodiques. Mais aujourd’hui, tout a changé. La stérilité touche environ 15 % des couples et la responsabilité en revient aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Les couples jeunes et en pleine santé apparente sont aussi souvent atteints que les couples de plus de 35 ans. Les autorités semblent découvrir ce phénomène, qui pourtant ne date pas d’hier. Les premiers signaux sont apparus il y a plus de vingt ans…

La fertilité peut être définie comme étant l’aptitude biologique à avoir un enfant. Or celle-ci tend à diminuer naturellement avec l’âge. Chez la femme, la fertilité est maximum vers l’âge de 25 ans pour pratiquement disparaître vers 45 ans. Chez l’homme, la diminution de la qualité des spermatozoïdes débute vers l’âge de 45 ans.

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En moyenne, il faut 4 cycles féminins pour obtenir une fécondation réussie. Chez certaines femmes, cela ne nécessitera qu’un ou deux cycles, alors que pour d’autres, 6 mois voire un an seront nécessaires. Quoi qu’il en soit, on commencera à parler de problème de fertilité en cas d’échec à la procréation pendant une période minimum de 12 à 18 mois. À ce moment, des bilans seront nécessaires aussi bien chez la femme que chez l’homme pour en rechercher la cause et surtout une cause curable.

Les causes d’infertilité entre les deux conjoints se répartissent ainsi :
–    38% mixte (féminine et masculine).
–    34% purement féminine.
–    20% purement masculine.
–    8% inconnue.

Ce n’est qu’en l’absence de causes curables, ou d’échec de ceux-ci que le couple aura recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Or le nombre d’AMP ne cesse de croître, passant de zéro AMP en 1980, pour atteindre le chiffre de 45.000 en 2003.

Mais pourquoi tant de jeunes sont-ils atteints par ce problème ? La réponse se trouve sans aucun doute, dans les causes.
 
Dr Luc Bodin