Pour commencer, quelques petites mesures améliorent souvent la vie des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR) et soulagent les symptômes. Ce sont :

  • Perte des kilos superflus ce qui est toujours salutaire.
  • Arrêt du tabac et des autres drogues.
  • Séances de massages, d’ergothérapie ou de kinésithérapie douce avec rééducation de la mobilité et de la force musculaire.
  • Physiothérapie : infrarouges ou cryothérapie(froid), électrothérapie, ultrasons, laser, exercices dans l’eau (balnéothérapie), etc. peuvent améliorer selon les cas.
  • Compresses froides sur les articulations enflammées et des compressions chaudes sur les muscles contracturés et raides.
  • Eviction des activités physiques trop importantes ou prolongées. Se laisser des temps de récupération.
  • Protection des articulations lors de certaines activités… les positionner dans des postures confortables.
  • Utilisation d’une canne, mais aussi la fixation aux murs de l’habitation de barres de soutient comme dans l’escalier, les w.c. ou auprès d’une baignoire afin d’aider…

fleur de bach

Les traitements naturels,

La PR est une maladie auto-immune (voir dossier « Maladies auto-immunes), c’est-à-dire que l’organisme ne reconnaît plus ses propres tissus et fabrique des anticorps contre eux, les prenant pour des corps étrangers. L’explication de cette méprise est que sont entrés dans l’organisme des substances étrangères qui présentent une structure moléculaire proche de certains tissus de l’organisme, en l’occurrence ici le cartilage et la synoviale, essentiellement… Ces molécules étrangères proviennent soit :

  • Des toxiques, polluants ou autres qui ont pu pénétrer dans l’organisme à la suite d’une hyperperméabilité intestinale.
  • Des virus qui proviennent essentiellement de réactivations virales chroniques, c’est-à-dire que d’anciens virus endormis dans l’organisme se réveillent et induisent des troubles immunitaires.

 De plus, les poussées de la PR sont souvent secondaires à des périodes de surmenage, de stress, de déséquilibre alimentaire, de chocs émotionnels, de fatigue, de maladies et de vaccins… Nous verrons aussi que cette maladie est très symbolique d’un état de mal-être qu’il convient de découvrir et de solutionner… si la personne désire guérir définitivement…

 Au vu de tout cela, les traitements naturels s’articulent sur plusieurs grands axes :


Mode de vie
calme avec des activités physiques régulières. Eviter les pollutions et les lieux pollués. Prendre du temps pour se détendre, pour respirer, pour ses loisirs, pour se réaliser pleinement. Un mode de vie équilibré permet de limiter le risque de poussée évolutive.

Alimentation principalement biologique et de type Seignalet : aliments de préférence crus ou peu cuits, sans laitage ni gluten. Si des troubles digestifs persistent malgré cela, il faudra rechercher d’autres intolérances alimentaires en réalisant certains tests comme Imupro. En plus de ce régime, la prise d’argile verte, de chlorophylle (ou de glutamine) et de probiotiques s’impose pour faire disparaître l’hyperperméabilité intestinale (dysbiose). Cette alimentation et ce traitement visent trois buts principaux :

  • d’abord le décrassage de l’organisme qui est une cause d’aggravation et de poussées de la maladie,
  • le blocage de l’entrée des toxiques dans l’organisme pouvant être responsables des désordres immunitaires, sources de la maladie auto-immune.
  • Equilibrer le tube digestif à la suite des traitements conventionnels. 

Phytothérapie n’a qu’un intérêt sur l’inflammation et les douleurs avec le cassis et l’harpagophytum notamment.


Oligoéléments
sont très intéressants en traitement de fond, notamment les oligoéléments cuivre-or-argent, cuivre et or à prendre en alternance un jour sur trois. D’autres peuvent être utilisés aussi comme le zinc à cause de son action sur l’immunité, mais aussi le soufre qui agit sur les cartilages ou le manganèse.


Organothérapie
 est une branche de l’homéopathie qui utilise des extraits d’organe. Deux complexes sont intéressants : cartilage – ligament – moelle osseuse – synoviale en 4CH et Foie – rate – thymus – tissu réticulo-endothéliale (TRE) en 4CH. Ils sont à prendre, soit en suppositoires 2 fois par semaine de chaque, soit en granules à raison de 5 granules par jour de chaque, mais cette forme semble moins efficace.

Autres remèdes intéressants :

  • le silicium organique G5 par voie générale (1 cuillère à soupe x 3 fois/j) ou locale sur les articulations douloureuses (2 fois par jour),
  • les acides gras oméga 3 (poissons, huile de colza et de noix ou en supplémentation), l’huile de foie de morue (10 g/j) permettent de réduire au moins d’un tiers la prise des anti-inflammatoires.
  • la boisson eubiotique (Vilac plus) qui est antioxydant et stimulante du système immunitaire.
  • les antioxydants.
  • la vitamine D qui est à doser dans le sang avant toute utilisation.


Cures thermales
sont d’un apport incontestable. Compter trois cures pour obtenir un effet bénéfique stable.

Sérocytols constituent une immunothérapie régulatrice utilisant des anticorps tissulaires. Ils produisent des actions remarquables en cas de PR. Les Sérocytol les plus indiqués sont « OFB » pour son action sur les tissus ostéocartilagineux et « Neuro-vasculaire » pour son action sur les rhumatismes et l’inflammation. D’autres sont également possibles comme les Sérocytol « Articulaire », « SRE » et « tendino-musculaire ». Ils sont disponibles sous forme injectable (sous-cutané) à conseiller au début du traitement, puis le relais est pris par les suppositoires.

Micro-immunothérapie est un autre traitement remarquable dans la PR. Elle va rééquilibrer le système immunitaire intracellulaire (ADN, ARN et SNA) et extracellulaire (interférons, interleukines, chimiokines…), mais aussi traiter efficacement toutes les réactivations virales. Le traitement sera modulé selon l’état du système immunitaire (vu sur le typage lymphocytaire), les possibles réactivations virales (vues sur les sérologies) et le groupe HLA qui correspond aux protéines chargées de distinguer les substances venant de « soi » et du « non-soi » (vues par typage HLA). La micro-immunothérapie propose la « formule ARTH » contre l’inflammation, un anti-sérum HLA en 27CH et un traitement selon le virus réactivé (Epstein Barr virus, cytomégalovirus, herpès, chlamydiae…)

Bilan CEIA dans les cas difficiles, permettra à la suite d’un protéinogramme (prise de sang) de définir les traitements phytothérapiques, oligoélémentaires et autres remèdes intéressants pour soigner la personne malade.

La symbolique de la PR

La prise de conscience de la symbolique de la maladie est un volet essentiel de la maladie. La PR est souvent due au fait que la personne en fait beaucoup… surtout pour les autres, qu’elle prend beaucoup de charges sur ses épaules… Elle le fait parce qu’elle pense qu’elle se doit de le faire, mais en fait cela lui pèse et l’accable… Cela s’accompagne d’un sentiment de dévalorisation… jusqu’au jour où le rhumatisme va la bloquer dans ces activités, la libérant du même coup de ses charges… La localisation de la PR sur le corps indique les activités que la personne ne peut (veut) plus faire. Il sera important pour elle, d’en prendre conscience et de changer sa manière d’agir… pour ne plus jamais en faire plus qu’elle ne peut ou qu’elle ne veut… Cela la placera alors sur le chemin de la guérison.

Dr Luc Bodin