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Les médecines naturelles apportent des solutions très efficaces contre les lumbagos et les sciatiques.  Elles ouvrent une large place à l’ostéopathie, surtout en cas de lumbago, voire de sciatique sans hernie discale. Cette technique permet de remettre en place la vertèbre déplacée et ainsi le problème est immédiatement résolu après un repos de consolidation de 48 heures. Ce repos est indispensable pour la levée des contractures résiduelles. Par contre, la hernie est une contre-indication à mon sens à l’ostéopathie. Mais dans ce cas, il est possible d’avoir recours à des techniques douces comme le Bowen, la myothérapie, la méthode Mézières, les tractions lombaires…

J’ai connu autrefois un thérapeute qui était capable de « rentrer » les hernies discales en une seule séance… la personne malade arrivait pliée en deux par la douleur et repartait vaquer à ses occupations en ressortant… Cet ostéopathe m’a apporté la preuve qu’il est possible de solutionner cette pathologie grâce à certaines manipulations.

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Les médecines naturelles différencieront aussi deux situations différentes en cas de problèmes lombaires :

–    les douleurs Yang, de type plutôt aigu, qui sont aggravées par le mouvement et calmées par le repos couché.
–    Les douleurs Yin, de type plutôt chronique (persistantes) qui sont aggravées par le repos (la nuit) et calmées par le mouvement, c’est à dire calmées après un petit échauffement matinal… (mais malgré cela, le repos est toujours indispensable)

La distinction de ces deux types de douleurs est essentielle pour les traitements à prodiguer.

Les traitements naturels :

–    L’acupuncture tiendra compte de ces différences pour son traitement. Elle est très efficace sur la douleur et sur les contractures. L’auriculothérapie est aussi très indiquée.

–    L’homéopathie possède des traitements adaptés au type de douleur : par exemple Arnica ou Colocynthis dans les cas aigus, et Rhus tox ou Bryonia dans les cas chroniques.

–    Les plantes avec surtout Harpagophytum poudre (2 à 3 grammes/j) voire Ribes Nigrum sont aussi efficaces que les AINS sans présenter leurs effets secondaires. Ils n’agiront, comme les AINS, que dans les cas aigus (donc inutiles dans les cas chroniques). Le Tilia tomentosa bourgeon macéra glycériné 1D 100 gouttes au coucher est un bon décontracturant naturel.

–    Les huiles essentielles de Chamaemelum nobile, Zingiber officinale, Lippia citriodora sont intéressantes à raison de 3 gouttes du mélange matin et soir à masser sur la région douloureuse (mélangées avec un peu d’huile de pression à froid).

–    Les oligoéléments de cuivre et d’or (une ampoule de l’un le matin et une ampoule de l’autre le soir) présentent un bon effet anti-inflammatoire.

–    Le Silicium Organique G5 est essentiel par oral (3 cuillères à soupe/j), mais aussi en application : mettre un peu de G5 liquide) sur une compresse et l’appliquer sur la région douloureuse lombaire (les autres localisations sont sans intérêt).

–    Le magnésium est ici encore important parce qu’il conditionne la levée des contractures musculaires, de la douleur et du stress secondaire. Les vitamines B (levure de bière) nourriront le nerf malmené et le zinc permettra sa régénération.

–    Le froid (pochon de glace) ou le chaud (bouillotte, couverture chauffante , sèche-cheveux) seront bénéfiques selon que nous avons affaire à une douleur aiguë ou chronique…

–    Le laser (sauf les « softs lasers » qui ne sont pas assez puissants), les ultrasons, les champs électromagnétiques pulsés, les champs galvaniques… ont une efficacité relative, mais inconstante.

–    La balnéothérapie, la thalassothérapie, les cures thermales sont intéressantes dans les situations persistantes ou récidivantes…

Un autre aspect souvent mal connu est le rôle important de l’alimentation dans la douleur. Je ne pense pas qu’il en soit la cause, mais ce qui est sûr c’est que c’est un élément aggravant ou au moins un élément qui entretient le problème lombaire. Car les toxiques et les toxines sont toujours attirés par les régions inflammatoires. Ils vont aller s’y fixer aggravant les douleurs et la dégradation de l’articulation. Ainsi une alimentation biologique, pauvre en toxines et en acides sera souhaitable. Pour cela, il conviendra de diminuer la consommation de viandes (surtout le porc), de sucreries, d’alcool, de laitages, de fritures et de café. À côté de ce régime une petite détoxication de l’organisme sera utile, en buvant beaucoup d’eau de source et en consommant une alimentation peu abondante et en prenant quelques plantes digestives comme le chardon Marie.

Dr Luc Bodin