La périarthrite scapulo-humérale (PSH) est une maladie due à une inflammation des muscles entourant l’épaule. Elle survient souvent à la suite de travail intense, d’effort répétés du bras et de l’épaule, ce qui induit douleur et usure des tendons et des muscles.

Souvent, la douleur est invalidante. Plus la personne travaille dans la journée, plus l’épaule s’assouplit et moins elle souffre ensuite. Mais la nuit suivante, à froid, elle paie le travail réalisé dans la journée… Les anti-inflammatoires et la cortisone n’ont dans cette situation, que peu d’effet. Seuls les antalgiques (Paracétamol à forte dose) et les décontracturants (Coltramyl) pris la nuit, calmeront plus ou moins la douleur.

D’abord du repos et de l’ostéopathie

Il faut commencer par supprimer certains mouvements comme de lever le bras par devant, ou soulever des poids avec le bras, qui entretiennent la PSH. Ceci n’est pas toujours facile à réaliser, mais c’est cependant indispensable. Le repos (allongé) du bras et du cou est indispensable en dehors des heures de travail.

La chaleur et les pommades chauffantes en massages sont également des solutions excellentes.

Le traitement passera principalement par un bilan ostéopathique. La myothérapie du Dr Polak (www.myothérapie.org), la technique Bowen ou la méthode Mézières, lèvera les contractures de l’épaule ainsi que du cou (indispensable), voire de la colonne vertébrale. Car les tensions de l’épaule font généralement partie d’une chaîne de contractures musculaires qu’il faut traiter intégralement pour solutionner définitivement le problème. 


Les remèdes naturels sont très efficaces

L’acupuncture, l’auriculothérapie et aussi la médecine énergétique sont des thérapies excellentes contre la PSH.

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En homéopathie
: Rhus Toxicodendron 5CH, Hypericum 5CH voire quelquefois Bryonia 5CH seront indiqués à raison de 3 granules x 4 à 5 fois/j.

 Les applications sur l’épaule avec des huiles essentielles de Zingiber officinale, de Lippia citriodora et de Pelargonium asperum à raison de 2 gouttes de chaque 1 à 2 fois par jour, soulagent la douleur et l’inflammation de l’épaule.

Des séances de kinésithérapie très douces (+++) peuvent également être indiquées. Mais il est souvent préférable de les réserver lorsque les douleurs nocturnes auront disparu.

En cas de persistance, il faudra y ajouter un nettoyage des toxines de l’organisme : alimentation légère et biologique avec uniquement de l’eau comme boisson et du chardon marie pour le drainage.


Ce ne sera qu’en cas de PSH résistante (généralement à cause de la persistance d’une activité trop importante) qu’une infiltration (injection de cortisone dans l’articulation) sera envisagée… Elle peut être une alternative de dernier recours pour éviter une intervention chirurgicale.

Dr Luc Bodin