Certains travaux et certaines activités, réalisées de manière répétitive, peuvent entrainer des inflammations, voire des lésions de tendons exagérément sollicités. C’est le cas pour le Tennis Elbow encore appelée épicondylite qui est une inflammation des muscles épicondyliens, qui sont situés sur l’humérus c’est-à-dire dans la partie supérieure du coude sur sa face externe.

    Il se traduit essentiellement par une douleur aux mouvements de la main (lors du serrement des doigts), du poignet (flexion) et aussi du coude. Ces douleurs surviennent quelquefois lors des mouvements entraînant une impotence, mais le plus souvent, elles apparaissent au repos, surtout la nuit à la suite des travaux et des gestes effectués durant la journée précédente… Un dérouillage matinal est alors nécessaire pour échauffer les muscles et soulager la douleur.

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      Mis à part les signes présentés, ce sera l’échographie qui sera la plus évocatrice d’une épicondylite en montrant l’aspect pathologique des tendons ou de son lieu d’insertion sur l’os.

    Quelque soit le type de douleur rencontrée, le repos du bras est indispensable (principalement suppression des mouvements impliquant les tendons épicondyliens). Sans lui, rien ne sera possible. Si le repos favorise la survenue de douleur, il convient de prendre des anti-douleurs (paracétamol) et de demeurer au repos.

     Les anti-inflammatoires n’ont qu’une efficacité limitée, surtout en cas de douleurs nocturnes. Préférez toujours les applications locales aux prises orales pouvant induire des effets secondaires (notamment gastriques). Sur l’épicondylite, des cataplasmes d’argile verte, des compresses alcoolisées ou des applications de Silicium organique donnent souvent de bons résultats. La prise de décontracturants chimiques (coltramyl) ou phytothérapiques (tilia tomentosa) s’avère un bon complément, tout comme l’homéopathie, l’acupuncture, le magnésium et les vitamines B. L’utilisation du laser ou des ultrasons apporte souvent un bon soulagement.

       En cas de crise douloureuse importante, des séances de mésothérapie sont indiquées. Elles peuvent souvent éviter les infiltrations (injections de cortisone) qui fragilisent le tendon. La chirurgie a été proposée dans des cas extrêmes.

     Mais le traitement de choix d’une épicondylite est sans aucun doutel’ostéopathie douce de type myothérapie, Bowen, ou encore la technique Mézières… Car ces thérapies s’intéressent à l’équilibre de l’ensemble du squelette dont principalement la chaîne de contractures musculaires quipasse par le coude et vient du cou, voire de plus loin en arrière… Ce sera la levée de ces contractures qui permettra de résoudre définitivement le problème de l’épicondylite… Ensuite, il sera conseillé en cas d’activités répétées du bras, de changer sa position afin de solliciter d’autres muscles que les petits tendons épicondyliens… sinon les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets.

Dr Luc Bodin