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L’ostéoporose est « une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une augmentation du risque fracturaire » (OMS). Elle touche 5 à 6 % des hommes de plus 50 ans, et plus de 15 à 18 % des femmes du même âge. Certains parlent même d’une femme ménopausée sur trois !

 Lorsqu’une personne présente un ou plusieurs facteurs de risque, il convient de commencer sans attendre par quelques mesures simples :

en cas de ménopause, chaque femme fera son choix entre le nouveau traitement hormonal substitutif THS (qui doit encore faire la preuve de sa totale innocuité) et une prise de soja (qui a effet plus limité).

une limitation de la consommation du sel, de l’alcool et du tabac qui sont les principaux responsables de l’ostéoporose chez les hommes.

une limitation la consommation des aliments acidifiants qui favorisent l’ostéoporose. Pour cela, il faudra consommer une alimentation de type méditerranéenne (riche en légumes, crudités et fruits) bien équilibrée du point de vue acide-base.

femme sport

une limitation de la consommation du café à 2 tasses/j. Car il augmente les fuites de calcium dans les urines.

une prise de la  vitamine D, parce qu’elle favorise l’absorption du calcium par l’intestin. On la retrouve dans l’alimentation (huile de foie de poisson, le beurre, le jaune d’œuf, le foie animal, les poissons gras, les laitages non écrémés). Elle est également produite par l’exposition au soleil (15 à 20 minutes par jour). L’hiver, on peut utiliser des complémentations (Dedrogyl) à la dose de  400 à 600 UI/j.

un apport de calcium  par l’alimentation (laitages plutôt caprins, mais aussi certains poissons, légumes verts et fruits). On pensera également au lithotame.

un apport  en protéines (viandes poissons, œufs, céréales et légumineuses) est également indispensable quotidiennement, mais en quantité raisonnable.

une activité physique plusieurs fois par semaine stimulera la formation osseuse à condition qu’elle soit effectuée en charge (la natation et le vélo sont peu efficaces). La marche est à conseiller.

la lutte contre le stress (détente, relaxation, plantes, acupuncture), car celui-ci favorise la montée d’hormone déminéralisante.

 Lorsque le risque est plus grand ou que l’ostéoporose menace selon les résultats d’ostéodensitométrie. Il faudra compléter les mesures précédentes avec des remèdes simples :

– le silicium organique G5 qui est un constituant essentiel du tissu conjonctif.

– le zinc qui est un oligoélément essentiel pour le développement cellulaire.

– les vitamines B et C, ainsi que le magnésium (surtout le glycérophosphate de magnésium), qui favoriseront la fixation du calcium sur l’os.

– les plantes comme la prêle ou l’ortie sont d’excellentes reminéralisantes. Il y a aussi le varech (fucus), l’ail, la sauge et le gingembre.

– En homéopathie, une préparation est intéressante : calcarea carb + calcarea phos + calcarea fluorica + silicea + symphysum + os total en D8 à raison de 20 gouttes deux fois par jour.

Tous ces traitements sont à prendre au long cours, seuls ou en association.

Enfin, dans les cas graves avec risque fracturaire, il faudra recourir aux traitements modernes. Ils seront différents selon l’âge et le sexe de la personne :

– chez les femmes : les SEM (modulateurs sélectifs des récepteurs estrogéniques) : Evista et Optruma.

– Les biphosphonates : Fosamax, Didronel, Actonel…

– Les anabolisants osseux : Forsteo (tériparatide) et Protelos (ranélate de strontium).

qui sont tous très efficaces mais non dénués d’effets secondaires.


Dr Luc Bodin