Les traitements naturels s’attaqueront d’abord aux origines de la Maladie Auto-Immune (MAI) en les bloquant à tous les niveaux :

1. L’origine des maladies auto-immunes provient très souvent d’un excès de toxines et de toxiques (polluants, colorants et additifs alimentaires, pesticides, médicaments, vaccins, métaux lourds, amalgame dentaire, infection, hyperacidité, stress…) qui encrassent l’organisme et le trompent
, ce qui induit la formation d’auto-anticorps.  L’entrée de ces toxines est encore accentuée en cas d’intestin dégradé (mauvaise digestion, ballonnement, troubles du transit…). Le traitement consiste donc, en première intention, à supprimer tous les toxiques de notre environnement (maison et travail)… facile à dire, mais pas facile à faire ! Il faut également que la personne s’éloigne des émissions de champs électromagnétiques qui sont également capables de perturber le système immunitaire.

fleur de bach

2. Ensuite les régimes des Dr Kousmine et Dr Seignalet sont toujours indispensables. Ils consistent en une alimentation simple essentiellement biologique et non raffinée. Ils permettront d’une part d’éviter les polluants, mais aussi de renforcer la barrière intestinale qui fait obstacle à l’entrée de nouvelles toxines dans le corps… Ce régime consiste à privilégier les fruits, les légumes et les crudités accompagnés d’huile d’olive et de colza (de première pression à froid biologique). Il convient, par contre, d’éliminer complètement les sucreries (et édulcorants), les laitages (tous), le gluten (contenu dans le blé, l’orge, le seigle, l’avoine, le maïs) et de limiter les viandes, surtout viandes rouges et charcuteries. Attention également au café, au thé et aux alcools qui sont à consommer avec une extrême modération. Il faudra donc privilégier le cru et la cuisson à basse température (moins de 120°C) et à la vapeur (pas de micro-ondes). Cette alimentation permettra d’apporter les nutriments nécessaires à l’organisme, mais aussi, et surtout, de préserver l’intestin.

3. Pour reconstituer la barrière intestinale, il conviendra en plus de prendre des probiotiques (tous les jours pendant 4 mois au moins) et un verre d’eau argileuse (argile verte) le soir au coucher. La boisson eubiotique de Vilac plus sera également très précieuse parce qu’elle protègera les villosités intestinales et luttera efficacement contre l’hyperperméabilité intestinale tout en stimulant le système immunitaire.

4. Une fois la porte d’entrée des toxiques fermée, l’étape suivante consistera à détoxiquer l’organisme des toxines et des toxiques qui s’y trouvent. Il faudra aussi agir conjointement sur l’acidose de l’organique (souvent liée à l’excès de toxines). Pour cela, il faudra avoir recours à un apport conséquent de minéraux par l’alimentation, mais aussi avec les algues (lithotame, spiruline), la prèle, le Green Magna, les sels de Schüssler (prendre les 12 sels ensemble)… en association avec de la vitamine D3 (1400 à 2000 ui/j). Les antioxydants seront également importants notamment le SOD (Super Oxyde-Dismutase) et le Co-enzyme Q10, mais aussi l’acide α-lipoique, le zinc et le soufre (glutathion, N acétyl-cystéine).  L’iode pourrait également être important, mais ce sujet est controversé. Les vitamines B (B1, B6 et B12) sont d’excellents compléments avec le calcium (Orotate : 3 gélules/j) et le magnésium (D-Stress : 4 cp/j).
Pour détoxiquer l’organisme, il est possible aussi de s’aider d’ail simple et d’ail d’ours, de chardon marie, d’aloe vera… de plantes stimulant le foie et les reins (ribes nigrum, berberis, raphanus, taraxacum) ainsi que d’une bonne hydratation, la transpiration, les saunas aux infrarouges lointains, etc.

5. La micro-immunothérapie intervient au niveau immunitaire après un bilan (typage lymphocytaire, typage HLA, recherche des anticorps auto-immuns, sérologie virale ou bactérienne). Selon les résultats, le traitement intervient à plusieurs niveaux : sur les cytokines (IL1, TNFα, IL6) générant l’inflammation, sur les auto-anticorps (qui sont à moduler) et sur les germes réactivés (sources de la MAI). La micro-immunothérapie permet ainsi de rétablir l’harmonie du système immunitaire.

6. Le Silicium organique est un excellent anti-inflammatoire. Il intervient sur l’immunité et tonifie la muqueuse intestinale. Il rééquilibre également le potentiel électrique des membranes cellulaires qui permet à la cellule d’assimiler les nutriments et d’éliminer ses déchets, mais aussi de réagir aux auto-antianticorps. (3 cuillères à soupe de silicium organique G5 avant les 3 repas).

7. La relance immunitaire est souvent un atout supplémentaire : les Oligosol de cuivre-or-argent, manganèse-cuivre et soufre (une dose/j en alternant les trois produits), l’Ecomer, la propolis, le maïtake, le lapacho sont autant de traitements possibles.

8. Les traitements de fond :

– Les plantes africaines du Dr Tubéry : La Sélongénine qui est un extrait de Sécuridaca longepedunculata salifié au magnésium, est active sur les auto-anticorps (1 comprimé pour 20 kg et par jour). Son effet est apprécié au bout de 1 à 2 mois. Elle existe également en gel pour les problèmes cutanés. On peut l’associer au DPG (2 comprimés/j) dans les polyarthrites et à la Daphoside dans les lupus, la thyroïdite et la maladie de Crohn.
– Le bilan du CEIA : l’examen protéinogramme (étude d’une cinquantaine de protéines actives du sang) fait un inventaire du système immunitaire et des différents organes de l’organisme. En plus, il permet de déterminer un traitement à base de plantes, d’huiles essentielles et d’organothérapie capables d’améliorer très efficacement l’état de la personne.
– Les Sérocytols sont des immunoglobulines spécifiques de tissus ayant un effet régulateur sur les organes perturbés. Le Sérocytol SRE qui régularise le système immunitaire, est souvent associé aux  Sérocytol des organes touchés, par exemple Sérocytol articulaire dans les polyarthrites, Sérocytol côlon dans la maladie de Crohn, Sérocytol œil dans la maladie de Gougerot-Sjögren, etc.
– L’Organothérapie peut également intervenir en stimulant le système immunitaire (TRE, Foie, Rate, Thymus en 4CH : 3 granules 1 à 2 fois/j) et les organes touchés (œil total, cartilage, foie, os total, moelle osseuse, etc. en 4CH selon les besoins)
– Les Acides gras essentiels (oméga 3 et 6) qui ont des actions anti-inflammatoires et immunostimulantes : huile de bourrache et onagre pour les oméga 6, les huiles de poisson et de périlla pour les oméga 3.
– Les Champs électromagnétiques pulsés semblent avoir également un effet. À confirmer. 
– La lutte contre le stress est toujours importante dans le traitement des MAI : acupuncture, homéopathie, plantes, nutriments (sérotonine et magnésium), psychothérapie, sophrologie, relaxation, EFT, Qi Gong, Taï chi, marche, art-thérapie…
 
 
Ainsi, les MAI sont des maladies redoutables de par les troubles qu’elles génèrent et de par leur évolution souvent dramatique. La médecine moderne œuvre avec beaucoup d’efficacité sur les poussées aiguës et les situations avancées de ces maladies. Il est par contre, très dommage que les traitements naturels soient laissés de côté. Car ils peuvent apporter une aide inestimable aux personnes malades en stoppant leur maladie et en leur redonnant, dans de nombreuses situations, une vie quasiment normale…

Dr Luc Bodin