La micro-immunothérapie propose des traitements très variés, basés sur les substances issues du système immunitaire pour la plupart: interféron, cytokines, interleukines… des fragments d’ADN et d’ARN. Ils seront choisis selon les situations :


Les traitements standards :

Les maladies sont toutes différentes et chacune nécessite des traitements appropriés. Cependant, pour une maladie donnée, les mêmes caractéristiques immunologiques sont souvent présentes, ce qui a permis d’établir des traitements standard. Des complexes associant des cytokines et des SNA, pertinemment choisis, ont été ainsi réalisés pour chaque indication. Leurs différents constituants permettent d’agir sur toutes les étapes de la cascade réactionnelle immunitaire pour une maladie donnée. Par exemple, en cas de cancer solide (comme le cancer du sein, de la prostate, de l’utérus, du poumon, etc.) en phase active, il faudra choisir le complexe Formule C1 qui est constitué d’interleukine 2, d’interféron α, de diméthylsulfonide, d’ADN, d’ARN et SNA (anti-oncogènes) C1/C2.

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Ce traitement, utilisé en complément des traitements modernes, permet:

* une meilleure qualité de vie pour la personne atteinte du cancer,
* une diminution des effets secondaires de la chimiothérapie?
* une action anticancéreuse par son action anti-tumorale propre (grâce à l’interféron, l’ADN, l’ARN et SNA notamment).
Ce complexe permet également de stimuler l’ensemble du système immunitaire ce qui est toujours essentiel dans la lutte contre le cancer. Plus tard, lorsque la personne sera en période de rémission, ce sera le complexe Formule C2 qui prendra le relais.
 
Pour les cancers sanguins (leucémies, lymphomes), d’autres complexes ont été mis au point comme le Formule CM1* pour la leucémie myéloïde, ou le Formule KAH* pour la maladie de Kahler (ou myélome multiple).
 
Enfin, beaucoup d’autres complexes « standard » ont été établis afin de traiter des maladies très diverses, comme

        – Formule ALERG* pour les rhinites et les dermites allergiques ainsi que l’asthme,
Formule EID* et Formule ARTH* pour les infections récidivantes,
Formule HERP* pour les herpès récidivants,
Formule HA*  HB* ou HC* pour les différentes hépatites virales,
Formule TOXO* pour la toxoplasmose,
Formule CHLA* pour le chlamydia trachomatis,
Formule EBV* pour l’Epstein Barr Virus,
Formule ARTH* pour les inflammations et les rhumatismes,
Formule SEP* pour la sclérose en plaques,
Formule PARK* pour la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos,
Formule MISEN* pour soutenir le système immunitaire.
– Et bien d’autres encore… 

Les traitements à la carte

Mais à côté de ces traitements standards, il est souvent nécessaire de faire des traitements «  à la carte », car les pathologies présentées sont souvent intriquées et il faut en rechercher l’origine première afin d’établir un traitement efficace. Pour cela on s’aidera principalement du « typage lymphocytaire », bilan sanguin qui étudie les principaux lymphocytes: les lymphocytes T4, T8, B, T8s (suppresseurs), T8c (cytotoxiques), rapport T4/T8, rapport T8c/T8s…

Ce bilan permet d’établir précisément l’état du système immunitaire de la personne : est-il normal, hypo-actif, bloqué ou hyper-actif et généralement inefficace ? Un blocage du système immunitaire est souvent retrouvé. Il est souvent dû à une infection (ancienne) réactivée. Cette réactivation peut survenir à la suite de vaccinations, d’une anesthésie, d’une autre infection, d’un stress prolongé, d’une grossesse, d’agents polluants, etc.

Ainsi, à la suite d’une infection, le germe reste tapi dans l’organisme et peut être réactivé plusieurs années plus tard. À ce moment, l’organisme réagit pour empêcher la maladie de se développer. Mais même s’il y arrive, très souvent les défenses ne sont pas assez fortes pour éliminer totalement le germe, celui-ci demeure actif dans l’organisme. Il va engendrer d’abord une hyperactivité, un emballement des défenses qui essaient de détruire le germe. C’est pendant cette période que des fatigues chroniques, des infections et des allergies récidivantes sont retrouvées. Puis dans un deuxième temps, ces dernières s’épuisent et deviennent alors hypo-actives ouvrant alors la porte aux pathologies graves, aux cancers, aux leucémies, aux maladies auto-immunes, aux maladies neurodégénératives…
 
Le virus le plus fréquemment rencontré en cas de réactivation est l’EBV (Epstein Barr Virus). Mais d’autres germes peuvent également être responsables comme le cytomégalovirus (CMV), le virus de la varicelle-zona (VVZ), le virus de la mononucléose, le pneumocoque, le mycoplasme, l’helicobacter pylori, le chlamydia trachomatis, Parvovirus… Afin d’orienter les recherches, un bon interrogatoire sur les antécédents infectieux, allergiques et vaccinaux de la personne est indispensable. Les bilans sanguins habituels ne les détectent que rarement le problème, seuls des sérologies virales et bactériennes avec dosages des tous les anticorps spécifiques (IgG VGA, IgG EBNA, IgG EA, IgG EBNA, IgG VCA et IgM VCA) confirmeront le diagnostic de réactivation.
 
Le diagnostic précis de ces réactivations virales est très important, car seule l’éradication définitive du germe permettra de relancer le système immunitaire et donc aussi la lutte contre la maladie présentée.

Les anti-sérums HLA :

 Avec les cytokines et les SNA, les anti-sérums HLA constituent un autre pilier de la MIT. Ils sont particulièrement intéressants dans les cas de maladies génétiques et auto-immunes : lupus érythémateux, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren… Car la présence de certaines molécules du système HLA peuvent induire des pathologies, comme la présence du HLA B27 (on dit HLA B27 positif) pour la spondylarthrite ankylosante.
 
Pour établir la carte génétique d’une personne et de sa maladie, il convient d’effectuer un examen biologique certes coûteux, mais indispensable. Cependant, cet examen ne sera à réaliser qu’une seule fois dans sa vie. Le laboratoire devra déterminer le groupage (phénotype) HLA complet. Ce typage permettra de repérer les molécules pathogènes sur le système HLA et ainsi de proposer à la personne malade un anti-sérum permettant de les inactiver. Ainsi, n’étant plus exprimées, elles ne pourront plus entretenir la maladie. Ce traitement sera à suivre toute sa vie, car ce blocage ne s’effectue qu’avec la prise du traitement.
 
Ainsi la MIT constitue une révolution dans le domaine médical. Car il s’agit d’une thérapie efficace et d’un grand intérêt même dans les maladies les plus dramatiques. Utilisant des doses infinitésimales, la MIT ne présente aucun effet indésirable.
 
Cependant, les examens sanguins spécialisés et les particularités de la MIT nécessitent des médecins compétents dans ce domaine.

Dr Luc Bodin

Une réflexion au sujet de « Traitements de la Micro-Immunothérapie »

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