La maladie de Lyme sévit dans certaines régions. Le traitement conventionnel avec les antibiotiques et les anti-inflammatoires est efficace surtout au début de la maladie. Autrement, les traitements naturels, notamment avec les plantes (Tic-Tox) et la citrabiase, seront très efficaces pour se débarrasser définitivement de cette difficile maladie qui passe facilement à la chronicité.

 Le traitement conventionnel de la maladie de Lyme consistera en :

1. Une antibiothérapie essentiellement (amoxicilline ou doxycycline, voire plus rarement azithromycine), car la maladie est due à une bactérie. La durée du traitement (21 à 30 jours généralement , jusqu’à 2 mois dans certains cas) et le dosage (souvent moyen ou fort) dépendront de l’ancienneté et de la gravité de la maladie. Il faudra penser à prendre des protecteurs hépatiques (romarin, artichaut…) et des probiotiques (pour protéger la flore intestinale) pendant cette période. Le traitement antibiotique sera d’autant plus efficace qu’il est pris tôt. Après quelques mois, les germes sont tapis dans l’organisme et les antibiothérapies prescrites alors auront un résultat bien moindre.
 
2. Les anti-inflammatoires (AINS ou cortisone) ne seront jamais donnés seuls, car le risque d’enkystement des bactéries est grand. Par contre, selon les cas, ils seront prescrits en association avec l’antibiothérapie pour soulager les arthrites (infiltrations quelquefois) et les autres inflammations induites par la maladie.

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Cependant, ce traitement n’arrive pas à guérir tous les cas de maladie de Lyme, surtout lorsqu’elle est diagnostiquée tardivement. Car la bactérie demeure souvent tapie dans des sites difficilement accessibles aux antibiotiques, comme dans des sites enkystés, les hématies et les lymphocytes… Et elle pourra ressortir ultérieurement et induire sournoisement de nouvelles pathologies comme celles évoquées dans la phase tertiaire.


Les traitements naturels
pourront aider à tous les stades de la maladie. Ils seront associés aux traitements modernes ou bien seront pris lorsque ceux-ci auront échoué.

Il faudra commencer par limiter la consommation de sucreries, des laitages et des graisses cuites qui affaiblissent le système immunitaire. Une alimentation riche en crudités, fruits, légumes, poissons (oméga 3) et huiles végétales (olive, colza, noix) sera bénéfique pour l’équilibre acido-basique du corps, les défenses immunitaires et le drainage digestif.
 
Nous le compléterons avec :
 
1. Le Tic-Tox (Sariette, girofle, camomille sauvage) mais, ce traitement a été interdit par décision de l’affsaps. Voir l’article « Disparition du Tic tox » sur ce site pour connaitre des alternatives à cet excellent traitement.

 2. Il est intéressant d’y adjoindre des alcalinisants comme la Citrabase, surtout lorsqu’il y a une acidose urinaire (visible sur des bandelettes urinaires réactives) à raison de 4 gélules aux trois repas pendant 2 à 3 jours, puis avec 1 à 2 gélules trois fois par jour pendant 2 à 3 jours, pour stabiliser l’alcalose.  Car la mise en alcalose de l’organisme permettra une meilleure efficacité du traitement par Tic-Tox.  L’association Tic-Tox Citrabase serait efficace dans 90% des cas.
 
 3. D’autres traitements naturels seront actifs sur les toxines sécrétées par la borrelia. Ce sont :
         – la griffe du chat (uncaria tomentosa) : 2 gélules trois par jour, utilisée aux USA. Elle a aussi un effet immunostimulant.
         – la racine de Cardère (dipsacus silvestris) : 5 gouttes trois fois par jour, utilisée en Allemagne, mes résultats sont également inconstants.
         – l’huile essentielle de cyste rose.
 
 4. Les autres traitements intéressants :
a. Homéopathie, on conseille : Borrelia 200K, 1 000K puis 10 000K (disponible en Allemagne et Belgique): 1 dose tous les 20 jours en augmentant les dilutions avec Cuprum metallicum 5CH : 3 granules/j.
b. Plantes pour relancer l’immunité générale : echinacéa purpurea TM (50 gouttes matin et soir) mais aussi : maitaké, ginseng…
c. Plantes pour lutter contre l’inflammation (les douleurs): Ribes nigrum (BGMD1 : 50 gouttes matin et soir) surtout.
d. Plantes drainantes pour le foie et les reins : Taraxacum, Raphanus, Chelidonium, Berberis… qui ont un rôle important pour nettoyer l’organisme des toxines de la brellia et remonter l’état général.
e. Plantes détoxifiantes: Ail, Ail d’ours, Chlorella, aloe vera, Chardon Marie, Poconéol 1+5+7 (15 gouttes de chaque par jour pendant 3 semaines) pour nettoyer l’organisme des métaux lourds et autres toxines présentes et aggravant la situation.
f. Oligoéléments : Granion Cuivre (1 ampoule le matin) et Or (1 ampoule le soir) pour lutter contre la bactérie et l’inflammation. Le complexe Oligosol Cuivre-or-argent (1 dose le matin) sera utilisé dans les infections chroniques. Ne pas donner de zinc, qui pourrait favoriser la multiplication des bactéries.
g. Huiles essentielles efficaces contre les bactéries comme Thymus vulgaris, Melaleuca alternifolia, Mentha piperata, Cinnamomum verum, Origanum compactum, Ajowan, Cymbopogon martinii… que l’on peut prendre en mélange ou en individuel (2 gouttes à boire ou sur la peau, matin et soir). Si on a la chance de retrouver la bactérie dans le sang, il est alors possible d’effectuer un aromatogramme qui recherchera les HE efficaces contre elle.
h. Magnésium toujours utile pour relancer l’immunité et lutter contre la fatigue, avec la vitamine C (acérola naturelle 3 à 4 gr/ à prendre surtout le matin et le midi). Les autres antioxydants seront à éviter comme toujours lors d’une infection, car le système immunitaire utilise des radicaux libres pour détruire les bactéries. Aussi, une prise d’antioxydants risquerait d’amoindrir les défenses au profit des bactéries.

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5. La micro-immunothérapie : La borellia est capable de se cacher dans l’organisme, laissant passer les antibiothérapies, pour revenir de manière torpide et inapparente. Les bactéries se multiplient, mais le système immunitaire n’est pas assez puissant pour s’en débarrasser. Une guerre d’usure se développe alors pendant des mois, voire des années. Elle va épuiser les défenses immunitaires ainsi que l’organisme engendrant un état de fatigue chronique.


Nous avons vu que les traitements, quelles qu’ils soient, ont des difficultés à atteindre et à détruire toutes bactéries tapies dans l’organisme. La meilleure solution est donc de relancer l’immunité. Les traitements généraux déjà évoqués comme l’echinaccea ou le maïtaké sont intéressants, mais non spécifiques. La micro-immunothérapie, quant à elle, proposera un traitement spécifique contre la bactérie à l’aide de prostaglandines, interféron, interleukines, etc., prescrites à doses infinitésimales. Ce traitement ciblé sera capable d’atteindre les bactéries ; mais aussi après quelques mois, de lever le blocage immunitaire engendrer par l’infection et ainsi de relancer les défenses. Ce traitement pertinent permet de se débarrasser de la borrelia et surtout d’éviter l’évolution de la maladie vers la sclérose en plaques, la fibromyalgie, la spondylarthrite, etc. 

Mais allant plus loin, lorsque ces maladies graves sont présentes, il faudra penser systématiquement à faire une sérologie de Lyme. Car si elle est positive, cela signifie qu’une borréliose chronique est présente et qu’elle peut être cause de cette maladie. La micro-immunothérapie pourra apporter une amélioration importante à l’état de la personne.

Pour bénéficier de ce traitement, il suffit de consulter un médecin connaissant cette thérapie (Pour avoir l’adresse d’un praticien proche de votre domicile demander à l’Institut 3 IDI : www.3idi.org). Il demandera un bilan sanguin : sérologie de Lyme (voire également d’autres germes possibles) et typage lymphocytaire (pour connaître la situation de votre système immunitaire). À partir de là, il saura si une borréliose chronique ou réactivée est présente chez vous, et selon l’état de vos défenses, il prescrira le traitement adapté pendant quelques mois. Un nouveau bilan sanguin permettra alors de savoir si le germe a disparu ou s’il faut poursuivre ou modifier le traitement selon l’évolution. Il s’agit ici d’une thérapie très performante, indiquée dans les cas résistants aux traitements, difficiles, chroniques, persistants ou récidivants.

6. Les traitements par fréquence. Il sera indiqué lorsque le traitement n’aura pas été suffisant pour éliminer complètement la borréliose. Il permet de faire ressortir les germes cachés et de les rendre ainsi vulnérables à la reprise du traitement .

    Enfin, comme si cette maladie n’était pas encore assez compliquée, il faut savoir que la maladie de Lyme ne procure pas d’immunité définitive. Il est donc possible d’être de nouveau infecté, ce qui obscurcit encore la situation : est-ce une séquelle d’une ancienne maladie ? Ou bien est-ce une nouvelle maladie débutante ? Quoi qu’il en soit, la borréliose chronique est beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense. Elle est aussi, très probablement, une des causes des nombreuses maladies graves et chroniques qui se développent actuellement dans notre pays.

Dr Luc Bodin

Une réflexion au sujet de « Traitements de la maladie de Lyme »

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