La prévention de la maladie de Lyme est la meilleure solution contre cette maladie difficile à diagnostiquer et à traiter. Elle consiste à prendre certaines précautions lors des déplacements dans la nature (forêt, clairières, sous-bois) en zone contaminée :

– utilisation des chaussures montantes et fermées, de chaussettes, voire de pantalon fermé dans le bas (ou mis dans les chaussettes).

– Eviter si possible, les zones humides, les fourrés, les hautes herbes…

– Utilisation de répulsifs (DEET, IR 35/35 et citrobiol) appliqués sur la peau ou sur les vêtements. Mais leur emploi n’a qu’un effet limité sur les acariens (tique). De plus, ils sont quelquefois toxiques sur la peau. À noter que l’IR 35/35 est le seul autorisé chez la femme enceinte ou susceptible de l’être.

– Il faudra penser à inspecter minutieusement ses vêtements et son corps (surtout les jambes et les bras) à son retour de promenade afin d’extraire précocement la tique si besoin. Car le risque de la transmission de la maladie augmente avec le temps de la fixation de la tique contaminée. Il atteint 100% après 72 heures.
 
Ne pas arracher la tique avec ses doigts, car il est possible de laisser la tête de la tique en place. De même ne pas utiliser de liquide (éther, pétrole, alcool…) pour enlever la tique.
 
– Pour enlever la tique, il est possible d’utiliser Tic-Tox (mélange de propolis et d’huiles essentielles) : mettre 2 gouttes sur la tique, elle est morte au bout de deux minutes, puis la retirer avec une pince à tique de préférence. Bien vérifier que la tête de la tique est partie. Ensuite, verser quelques gouttes de Tic-Tox sur une petite boule de coton que l’on placera sur la morsure pendant 2 heures pour la désinfecter et maintenir le coton avec un sparadrap. Renouveler l’opération trois fois par jour pendant 1 à 3 jours selon le temps de la piqûre la tique. L’avantage de ce produit est qu’il tue la tique, mais aussi les éventuelles borrelia transmises.

– Dans certains cas (personnes fragiles, piqûre restée longtemps en place), il sera possible de discuter d’une antibiothérapie préventive. Consulter un médecin.

– En cas de signes évoquant la maladie de Lyme, ne jamais prendre d’anti-inflammatoire ou de cortisone, car alors les bactéries vont s’enkyster rendant le diagnostic et surtout le traitement beaucoup plus difficile (les antibiotiques ne pourront pas les atteindre). Une prise de paracétamol est par contre autorisée.

Dr Luc Bodin