Le THM ou « Traitement Hormonal de la Ménopause » est le nouveau nom donné au tristement célèbre THS ou « Traitement Hormonal Substitutif ». Il doit encore faire ses preuves d’autant que les résultats du THS ont particulièrement échaudé un grand nombre de femmes et de médecins… L’Afssaps, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé, dans un communiqué de presse en février 2008, rappelle que le THM ne confère aucune protection vis-à-vis du risque d’infarctus du myocarde (contrairement à ce qui est quelquefois évoqué). Elle rappelle également « qu’il existe un risque de cancer de sein chez les femmes recevant un THM estroprogestatif. Ce risque est surtout démontré avec certains traitements et pourrait varier en fonction du type de THM utilisé. » Il serait notamment plus faible (mais non absent) avec la progestérone micronisée ou la dydrogestérone.

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De plus, l’Afssaps continue en épinglant l’étude MISSION qui a conclu à une absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes traitées par THM. En effet, l’Afssaps précise que la méthodologie utilisée dans cette étude présente de nombreuses insuffisances et biais, en particulier le nombre de patientes incluses est trop faible pour permettre la détection d’une quelconque augmentation du risque de cancer du sein… Elle a conclu que « l’étude MISSION ne permettait en aucun cas de remettre en cause l’augmentation du risque de cancer de sein chez les femmes recevant un THM estroprogestatif ».

Les recommandations de l’Afssaps concernant les indications possibles du THM sont extrêmement limitatives. Elles ne concernent que « les femmes ménopausées présentant des troubles fonctionnels liés à la ménopause et altérant sa qualité de vie. Il (le THM ndrl) doit être prescrit à la dose minimale efficace et pour la durée la plus courte possible dans le respect des précautions d’emploi et des contre-indications ». Et dans tous les cas, les femmes sous THM doivent bénéficier d’une réévaluation régulière de leur traitement au moins une fois par an.

Dr Luc Bodin