Depuis la puberté jusqu’à la ménopause, toutes les femmes ont éprouvé au moins une fois dans leur vie, des troubles de leur cycle menstruel : cycle trop long, trop court, absence de règles, règles trop rapprochées ou trop abondantes… ainsi que des problèmes au moment de ses règles : douleurs du bas ventre, irritabilité, prise de poids, jambes lourdes, fatigue, pesanteur abdominale, douleurs lombaires, tension des seins, migraines, troubles du transit intestinal, etc. Chez certaines femmes, ces problèmes sont tellement fréquents qu’elles finissent même par les considérer somme étant normaux et qu’il lui faut s’y habituer. Pourtant des solutions existent pour soulager ces problèmes.

 Le cycle hormonal de la femme se caractérise par :

les règles. Le premier jour des saignements est considéré comme étant le premier jour du cycle (J1).
la première phase (phase folliculaire) du cycle de J1à J12-J14 où les hormones oestrogèniques sont prédominantes.
l’ovulation vers J12 – J14
la deuxième phase (phase lutéale) du cycle de J14 à J28 où l’hormone progestérone est prédominante. Pendant cette phase, l’utérus se congestionne et s’épaissit pour recevoir un éventuel ovule fécondé. La température de la femme s ‘élève discrètement de 0,5 à 1°C par rapport à la phase folliculaire. En l’absence de fécondation, il y aura abrasion de l’utérus et commenceront alors les règles ou menstruations (J1).
Les jours indiqués ci-dessus, ne correspondent qu’à la moyenne des cycles féminins. Certaines femmes ont naturellement des ovulations plus précoces (J8 ou J10), alors que d’autres auront naturellement des cycles de 22 ou 25 jours, voire de 30 ou 35 jours. Cela n’a aucune gravité à partir du moment où c’est habituel. Ce n’est que les changements de fréquence qui doivent alerter : un cycle qui devient plus court ou qui devient plus long, par exemple.

Enfin, en jargon médical, on parle d’aménorrhée lorsque les règles sont absentes, de dysménorrhées lorsque qu’elles sont irrégulières et douloureuses, de métrorragies lorsque les règles sont très abondantes, de ménorragies lorsqu’il y a des saignements entre les règles, de syndrome prémenstruel lorsque les règles se déroulent mal (douleur, irritabilité, prise de poids…).

Cependant, ces troubles du cycle menstruel et des règles ne sont pas normaux. Il ne faut pas considérer cela comme une fatalité, mais plutôt rechercher la meilleure solution pour y remédier. La médecine moderne a souvent des traitements efficaces à proposer, et les médecines naturelles ont quant à elles, d’excellents draineurs capables de régulariser ces cycles.

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En premier lieu, devant un trouble des cycles menstruels récidivant ou invalidant, il convient de consulter un médecin. Celui-ci, après avoir procédé à un examen gynécologique (avec éventuellement un frottis cervico-vaginal), pourra demander selon les cas :
– des dosages d’hormones comme l’oestradiol (oestrogène) et la progestérone. Mais aussi les LH et FSH qui sont des hormones fabriquées au niveau de l’hypophyse et qui stimulent les fabrications par les ovaires des hormones œstrogène et progestérone. Les bêta-HCG seront demandés en cas de doute sur une grossesse débutante (notamment en cas d’absence de règles). D’autres dosages hormonaux (prolactine, cortisol, hormones thyroïdiennes, testostérone…) pourront également être demandés, car des anomalies de ces hormones peuvent retentir sur les oestrogènes et/ou la progestérone et ainsi interférer sur les cycles menstruels de la femme. (possibilité de mettre un dessin comme : « relation hypophyse-ovaire »)
– des examens radiologiques : échographie, hystérographie, coelioscopie, voire quelquefois scanner, afin d’éliminer une endométriose, une adénomyose, un fibrome, une dystrophie ovarienne, une infection chronique, une sténose du col utérin… et vérifier la bonne position d’un stérilet, qui pourrait être à l’origine du trouble menstruel.

Arrivé à ce niveau des investigations, il y a deux situations  :
dysménorrhée organique, (on parle aussi de dysménorrhée secondaire) c’est-à-dire qu’elle est due à une anomalie sur un organe comme une endométriose, un fibrome… Le traitement de la dysménorrhée passera par le traitement de cet organe.
dysménorrhée fonctionnelle (on parle aussi de dysménorrhée primaire), c’est-à-dire secondaire à un léger dérèglement hormonal. Cettela situation est de loin, la plus fréquente. Les examens et les dosages hormonaux sont normaux dans ce cas. Le problème provient généralement d’un déséquilibre entre les taux de progestérone et ceux des oestrogènes (qui demeurent cependant dans les valeurs normales la plupart du temps) : trop de l’un ou pas assez de l’autre, mauvaise coordination entre les deux phases du cycle… en sont les principales raisons. Les causes de ces dérèglements varient aussi avec l’âge : cycle difficile à se mettre en place à la puberté, relance tardive après un arrêt de pilule, ménopause laborieuse chez la femme mûre. Mais ce sont surtout la fatigue (et les carences en fer et magnésium), le surmenage, le stress et même les champs électromagnétiques artificiels qui sont souvent les grands responsables de ces dysménorrhées fonctionnelles.