Le frottis cervico-vaginal est devenu un geste courant lors des examens gynécologiques. Il permet surtout de dépister précocément les cancers du col de l’utérus.

Les femmes connaissent bien le frottis cervico-vaginal qui est pratiqué systématiquement par les gynécologues tous les deux ou trois ans en cas de normalité. Cet examen consiste en un prélèvement par frottement, de la glaire et des cellules superficielles du col de l’utérus, effectué au cours d’un examen gynécologique. Il y est recherché ensuite la présence de cellules anormales (dysplasie : transformation cellulaire pouvant devenir cancéreuse) ou encore de signes d’infections virales, bactériennes ou mycosiques.

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On distingue plusieurs résultats possibles :

1. Frottis normal.
2. Inflammatoire simple, qui peut être dû à une infection, une irritation, un déséquilibre hormonal.
3. Dysplasie : modifications bénignes retrouvées dans les cellules prélevées, mais qui demeurent dans la normalité.
4.
Cancer : modifications importantes des cellules prélevées pouvant évoquer le développement d’un cancer. 

Actuellement, il est effectué en plus une recherche systématique de Papillomavirus (test HPV), un virus particulier responsable possible de cancérisation s’il persiste plusieurs années.

A signaler que le vaccin anti HPV, ne dispense pas d’effectuer ultérieurement des frottis de dépistage. d’abord parce que la couverte n’est pas certaine à 100%, mais aussi parce qu’il ne protège pas contre les autres causes de cancer du col (autres HPV non présent dans le vaccin, tabac…)

Dr Luc Bodin