Chaque hiver, environ 500 000 nourrissons sont touchés par la bronchiolite. Le virus en cause est le VRS ou virus respiratoire syncytial. Heureusement, la plupart des cas sont bénins et l’enfant guérit sans séquelles. Les crèches, les maternelles et les lieux de rencontre avec les autres enfants sont souvent à l’origine de la contamination. Car le virus se transmet par voie aérienne (postillons, toux, éternuements, baiser).

Tout commence par un rhume ou une rhino-pharyngite banale avec une fièvre à 38°C – 39°C. Puis dans un 2e temps, survient une toux, d’abord sèche, puis grasse c’est-à-dire avec des glaires. La respiration devient quelquefois sifflante. Et les difficultés respiratoires apparaissent, car les bronches et les bronchioles sont à la fois enflammées et encombrées de sécrétions, provoquant une obstruction des voies respiratoires. Tout cela entraîne quelquefois une hypoxie (manque d’oxygène) qui se traduit par une cyanose (couleur violette des lèvres ou des doigts), une accélération de la respiration, des pleurs, des vomissements ou/et une inappétence et enfin un épuisement du nourrisson nécessitant une hospitalisation en urgence.

Cependant, dans l’énorme majorité des cas, la bronchiolite reste bénigne. Le traitement est constitué essentiellement d’antipyrétique en cas de fièvre élevée (au-dessus de 38°5) de type paracétamol ou mieux d’aspirine qui diminue en même temps l’inflammation des bronches. Les lavages de nez seront systématiques avec du sérum physiologique (Stérimare). On y associe éventuellement des fluidifiants des sécrétions de type N-acétyl-cystéine (Exomuc) qui relancent également le système immunitaire. Il convient  d’humidifier la chambre en cas d’atmosphère trop sèche qui assèche les sécrétions bronchiques et gêne leur évacuation… Les antibiotiques sont réservés aux formes surinfectées. Mais, le maître traitement est sans conteste la kinésithérapie effectuée quotidiennement dans le but d’aider l’enfant à expectorer (évacuer les sécrétions bronchiques). Il faut toujours veiller à ce que le bébé mange correctement (surveillance du poids) et surtout lui proposer souvent à boire pour éviter tout risque de déshydratation.

Docteur - écrit

En homéopathie, les remèdes conseillés sont généralement : Ipeca 4CH, Antimonium tartaricum 4CH, Blatta orientalis 4CH et Pyrogénium 9CH à raison de 9 granules de chaque par jour à diluer ensemble dans un peu d’eau à l’intérieur d’un biberon et à donner à boire en 4 ou 5 fois dans la journée.

Le remède Maxilase constitué d’enzymes naturelles est aussi un bon soutien par son effet anti-inflammatoire (1 cuillère  café 2 à 3 fois par jour selon l’âge).

L’huile essentielle de Aniba rosaeodora à raison de 2 gouttes deux à trois fois par jour, appliquées sur l’oreiller ou sur la layette du nourrisson complètera le traitement.

Quoi qu’il en soit, une consultation médicale est toujours nécessaire.

Dr Luc Bodin