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Pour le diagnostic du cancer, il existe quelques marqueurs tumoraux qui peuvent être utiles et fiables :

– la Calcitonine pour le cancer médullaire de la thyroïde.

– l’α foéto-protéine (AFP) pour le cancer du foie (hépato-carcinome) et le cancer du testicule (Tumeur Germinale non séminomateuse du testicule – TGNS) .

– l’Hormone Gonado Chorionique (HCG) et la β HCG pour le cancer du testicule et le choriocarcinome placentaire pendant la grossesse.

– Les Prostate Spécific Antigènes (PSA) pour le cancer de la prostate. Lorsque l’on dose les PSA, il existe plusieurs possibilités :

* Normale : PSA < 4 ng/ml * Si PSA entre 4 et 10 ng/ml : faire PSA libres / PSA Totales : – si résultat inférieur à 10% : faire une biopse. – si résultat supérieur à 25% : surveillance. – entre 10 et 25 % : l’attitude dépendra du bilan. * Si PSA > 10 ng/ml : faire d’emblée une biopsie de prostate.

Attention, le surpoids peut faire baisser artificiellement le taux de PSA ce qui pourrait faire faussement croire à la négativité de l’examen. (Jama 2007)

– le CA 19-9 pour le cancer du pancréas et le cancer de l’estomac (adénocarcinome gastrique).

– la Chromogranine A (Cg A) pour les Tumeurs neuro-endocrines.

– L’antigène carcino-embryonnaire (ACE) est marqueur tumoral dont le taux est proportionnel au volume tumoral. Plus, le marqueur est élevé, plus le volume tumoral est important et plus le pronostic est réservé. Cela a été montré pour l’ACE dans les cancers digestifs et en particulier les métastases hépatiques du cancer colique .

Les autres marqueurs n’ont aucun intérêt dans le diagnostic du cancer.

Cependant, il est important de savoir, que des cancers différents peuvent avoir des marqueurs tumoraux communs. De plus, d’autres circonstances qui ne sont pas cancéreuses, peuvent aussi faire augmenter le taux de certains marqueurs. Voici quelques exemples:

Dans son intervention à Eurocancer, le Dr Alain Pecking évoque plus particulièrement deux marqueurs qui sont appelés, selon lui, à avoir un grand avenir dans le domaine de la cancérologie : la choline et la thymidine. «On peut, par exemple, espérer utiliser ces deux marqueurs dans le cadre de technologies de routine habituelles, et notamment pour la choline, dans le cancer de la prostate, en particulier pour les bilans d’extension de la maladie», précise-t-il.

Pour plus d’information voir le livre « Mieux lire et comprendre vos analyses biologiques » aux éditions du Dauphin.

Dr Luc Bodin