Aujourd'hui, la maladie d’Alzheimer fait des ravages dans notre société moderne. Avec 860.000 personnes atteintes en France (soit plus d’une personne sur 100,) et environ 37 millions dans le monde, la maladie est semblable à une véritable épidémie. 

 Si on regarde les chiffres concernant les personnes de plus de 65 ans, c’est  1 personne sur 10 qui est concernée. De plus, l’âge d’apparition des premiers symptômes ne cesse de diminuer. Il est probable que le nombre des personnes atteintes va probablement doubler dans les dix à quinze prochaines années. 

 Le problème essentiel de cette maladie, c’est que très peu de choses sont connues concernant ses causes, du moins officiellement. De nombreuses hypothèses émises sont pourtant fort pertinentes et bien étayées, mais aussi très dérangeantes, aussi préfère-t-on sans doute les ignorer. Pourtant de nombreuses preuves corroborent ces théories. 


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  Dans les causes connues ou probables de la maladie, je citerai :* L’âge : Ce serait même le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer et le plus évident. A coté de l’âge, le sexe féminin semble plus prédisposé à cette maladie que le sexe masculin, même si on tient compte du fait de l’espérance de vie plus longue des femmes comparativement aux hommes. 
 
 * La Génétique : Les études génétiques ont conduit à distinguer:
   -  les formes héréditaires qui sont rares (moins de 9 % des cas).
  - les formes sporadiques où est présent simplement un facteur de susceptibilité à transmission génétique. Elles ne sont que de simples prédispositions et ne suffisent pas à elles seules à déclencher la maladie.
* L’aluminium est un puissant toxique pour le cerveau. C'est connu depuis des années. Maintenant, une publication récente du groupe Paquid conclue à une corrélation statistiquement positive entre l’exposition à des doses élevées d’aluminium dans l’eau de boisson et la survenue de maladie d’Alzheimer. Il faut savoir que l’aluminium se retrouve aussi dans des vaccins, des ustensiles de cuisines, des additifs alimentaires et des pansements gastriques.

* Certains médicaments : les anticholinergiques (utilisés pour les problèmes d’incontinence urinaire, fréquents chez les personnes âgées), mais aussi probablement (mais non prouvé) les sédatifs, les tranquillisants, les somnifères, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les neuroleptiques… voire certains traitements antidouleurs (contenant de la codéïne ou des opiacés) et anti-épileptiques, dont les utilisateurs décrivent souvent des somnolences, des troubles de l’attention, des troubles de la concentration, des troubles de la mémorisation. Le risque provient de l'utilisation prolongée de ces médicaments pour lesquels il y a souvent une accoutumance après 3 semaines seulement d’utilisation. Est-ce que notre cerveau récupère toutes ces fonctions après leur sevrage ? La question reste posée, d’autant que l’on sait que l’organisme garde pendant très longtemps l’information des remèdes.
* Les facteurs de risque vasculaire non contrôlés augmentent le risque de maladie de Alzheimer. Ce sont : l’hypertension artérielle (HTA), le diabète, l’augmentation du cholestérol et des triglycérides, la sédentarité, le tabagisme, les antécédents d’accidents vasculaires cérébraux… 
* L’aspartame, ce substitut chimique du sucre est une substance contenant en particulier de l’acide aspartique et de la phénylalanine qui sont deux substances neurotoxiques. L’aspartame est donc à éviter absolument.
* Les champs électromagnétiques constituent une véritable pollution invisible. Or, nous baignons tous à chaque instant dans un véritable bain de champs électromagnétiques d’origine artificielle : téléphone portable, téléphone sans fil, antenne relais, radars, micro-ondes, écrans de téléviseurs et d’ordinateurs, appareils électroménagers, câbles électriques, lignes haute tension… Selon leur fréquence (longueurs d’onde), ils produisent des effets délétères de différentes natures : - les basses fréquences seraient responsables de troubles de la mémoire et du sommeil ainsi que de modification de la sécrétion de la mélatonine.
 - les hyperfréquences ou micro-ondes provenant des téléphones, mobiles, des téléphones sans fils, des antennes relais… peuvent provoquer une perturbation de la barrière hémoméningée qui est chargée de protèger notre cerveau. Elle ne remplit plus alors son rôle de filtre empêchant le passage des germes, des bactéries, des toxines, de l’aluminium et autres métaux lourds, dans le cerveau. Ceux-ci peuvent alors agresser directement les neurones et y provoquer des dégradations irréversibles, voire même provoquer leur mort. Roger Santini décrit ainsi des destructions irréversibles des neurones à la suite à des expériences menées sur des rats exposés pendant deux heures à un champ électromagnétique produit par un téléphone portable. * Le stress pourrait être aussi responsable de la maladie d’Alzheimer. Un excès de travail intellectuel pourrait mettre notre cerveau en surcharge, en « burn out » en quelque sorte. Le stress ferait alors brûler nos neurones par une surchauffe. Nous savons par ailleurs, que les situations de stress prolongé peuvent épuiser les neurotransmetteurs comme l’acétylcholine ou la sérotonine et peut-être... Par ce mécanisme-là aussi, il semblerait que le stress puisse intervenir dans la genèse de la maladie d’Alzheimer. Mais il n'y a toujours rien de prouvé officiellement. * Les intoxications chroniques par l’alcool et les autres drogues. Pour s‘en convaincre, il n’y a qu’à regarder dans quel état intellectuel se trouvent les drogués et les alcooliques chroniques après quelques années d’intoxication. Le tabagisme est également nuisible par ses conséquences sur les artères et la baisse de l’oxygénation qu’il induit dans l’organisme. L’oxygène est aussi une source d’énergie très importante pour notre cerveau.
* Des carences en vitamines (vitamines B et E notamment), oligoéléments et acides gras insaturés pourraient être des facteurs favorisant la maladie d’Alzheimer. En effet, les vitamines et les oligoéléments servent de cofacteurs (enzymes) pour de nombreuses réactions chimiques dans les cellules dont les cellules nerveuses. Leur déficit peut bloquer des réactions chimiques essentielles ce qui pourrait à la longue provoquer la mort du neurone. Il faut savoir que les études récentes effectuées dans nos pays développés montrent que 80 % de la population sont en carence ou proche de la carence de certaines vitamines et oligoéléments. Pourquoi cela ? Il y a de nombreuses explications : 
 - une agriculture industrielle qui donne des aliments appauvris en nutriments.
 - des alimentations toutes préparées industriellement.
 - des cuissons à température trop haute, 
 - des mauvaises habitudes alimentaires induisant des apports déséquilibrés,
 - des alimentations trop rapides, vite expédiées, 
 - des troubles digestifs provoquant des défauts dans l’absorption des aliments.
- certaines situations font que l’on consomme davantage de certains nutriments comme pour les enfants, les femmes enceintes, les fumeurs, les personnes stressées, les sportifs…
 Nous savons en particulier que les carences en vitamines B ont des répercussions certaines sur notre cerveau ainsi que sur notre état psychique. Nous l’avons constaté chez les éthyliques, car ils sont souvent carencés en ces vitamines ce qui leurs induit des troubles du comportement et des délires (délirium trémens, syndrome de Gayet Wernicke). Des expériences ont aussi été réalisées aux USA, consistant à donner à tous les malades (toutes pathologies confondus) hospitalisés en service de psychiatrie des vitamines B. Tous avaient été améliorés à des degrés divers, depuis la simple dépression jusqu’à la schizophrènie… 
 * Les rayonnements radioactifs provoquent, nous le savons, des mutations génétiques et sont capables de détruire les cellules, et en particulier, les cellules nerveuses. Les sources de rayonnements sont aujourd’hui, multiples : 
 - les causes médicales : les radiographies, la radiothérapie des cancers, les scanners et IRM, les produits utilisés pour les scintigraphies… 
 - les rayonnements cosmiques reçus par les équipages d’avion et les astronautes… 
 - les radiations atomiques (accidents de centrales nucléaires, essais nucléaires, uranium appauvri utilisé comme munitions et abandonné sur place) ou provenant des aliments, de l’air ou de l’eau contaminés.
 - Le radon, gaz radioactif naturel présent dans certaines régions et qui stagne dans les maisons.
 - On parle aussi de certains matériaux de constructions qui auraient été fabriqués avec du matériel contaminé, mais aussi des substances phosphorescentes (réveils, montres…), de certains paratonnerres, etc.
 Ces radiations s’accumulent dans notre organisme. Si la dose est faible, notre corps s’adapte et répare les dégâts. Mais si l’irradiation persiste les capacités de réparation seront débordés et les dégradations neuronales s’accumuleront… On n’a pas prouvé jusqu’à présent (mais a-t-on cherché ?) que les radiations sont une cause de maladie d’Alzheimer, mais ce qui est certain, c’est qu’elles peuvent provoquer des altérations graves de notre cerveau.

* Les métaux lourds (mercure, plomb…), les excès de zinc, de fer et de toxines (solvants comme le benzène, toluènes, cétones…), pourraient être comme l’aluminium, des causes favorisant la maladie d’Alzheimer… s’ils étaient capables de franchir la barrière hémoméningée protégeant le cerveau. Or, ces métaux deviennent de plus en plus fréquents dans notre nourriture et notre environnement (pollution, amalgame dentaire). De plus comme nous l’avons vu, le téléphone portable et autres champs électromagnétiques rendent perméable la barrière hémoméningée… 
 A la vue de toutes ces causes reconnues ou très probables, il est facile de comprendre pourquoi la maladie d’Alzheimer touche un si grand nombre de personnes dans notre société. De plus, les causes s’additionnant au cours de la vie, l’âge d’apparition des premiers symptômes est maintenant de plus en plus jeune (moins de 50 ans pour certains cas). Or, une fois la maladie engagée, aucun traitement ne peut aujourd’hui l’enrayer. Il est simplement possible de ralentir voir suspendre l’inéluctable. La seule parade efficace est donc de prévenir la maladie. Car comme dit le proverbe chinois : « Pourquoi attendre d’avoir soif pour creuser un puits ? » C’est la raison qui m’a incitée à écrire le livre : "La maladie d'Alzheimer, la comprendre, la prévenir" aux éditions du Dauphin. En effet, des habitudes simples associées à des nutriments (vitamines et minéraux) et des traitements naturels peuvent efficacement aider à prévenir ce terrible fléau.
Docteur Luc BODIN