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La maladie d’Alzheimer se caractérise par la mort progressive des cellules nerveuses dans une région particulière du cerveau : l’hippocampe qui est le siège de la mémorisation. Au cours de l’évolution, cette destruction atteindra progressivement d’autres régions du cerveau pour se généraliser à l’ensemble du cerveau. La mort des neurones induit une atrophie cérébrale pouvant atteindre jusqu’à 40 % du volume originel du cerveau.

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Cette destruction est associée à des lésions dégénératives caractéristiques :

– Une accumulation de fibrilles constituées de protéines anormales tau à l’intérieur des neurones. On parle de dégénérescence neuro-fibrillaire.

– Une constitution de nombreuses plaques amyloïdes par des protéines amyloïdes entre les neurones.

– Une baisse de l’acétylcholine, un neurotransmetteur.

Les traitements actuels de la maladie d’Alzheimer comme l’Aricept* ne portent que sur l’acétylcholine afin d’en empêcher sa disparition en inhibant l’enzyme (l’acetylcholinestérase ou AChE) chargée de la détruire. Ils ne font, au mieux, que retarder de deux ans l’évolution de la maladie au prix d’effets indésirables importants.

Docteur Luc BODIN